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Le blog de Cédric Maisse
Articles récents

Commerce de proximité : un succès à Saint-Maurice qui en appelle d’autres

25 Février 2021 , Rédigé par Cédric Maisse

Voici trois ans, en février 2018, Carrefour décidait de fermer son Carrefour Contact Market de la rue Hénocque à Amiens, quartier Saint-Maurice. Avec les militants de l’Aube nouvelle et de Picardie Debout, j’ai mobilisé la population du quartier et plus de 700 de ses habitants ont signé notre pétition pour sauver ce commerce de proximité. Au mois de mai, je suis allé la remettre à Madame le Maire lors d’un conseil municipal.

Cela n’a pas empêché la fermeture du magasin. Mais, en réponse à notre interpellation, Mme Fouré avait pris l’engagement d’intervenir auprès de l’OPAC (aujourd’hui l’AMSOM) afin de profiter de la construction d’un nouvel immeuble rue Cagnard pour y inclure un commerce en son sein. Depuis, je n’ai cessé de suivre le dossier.

Il vient enfin d’aboutir avec l’ouverture, il y a quelques jours, d’un magasin Vival. L’installation de cette nouvelle enseigne va ainsi renforcer le commerce de proximité dans le haut de Saint-Maurice, qui en avait bien besoin.

Ce succès ne peut qu’encourager les habitants d’un autre quartier, celui d’Étouvie, à poursuivre leurs actions pour obtenir la réimplantation d’un supermarché aux Coursives. La crise actuelle a montré l’attachement des habitants aux circuits courts et aux commerces de proximité. C’est donc le moment de concrétiser cette création, proposition réapparue le temps des élections municipales au programme de Mme Fouré il y a un an, mais qu’elle semble depuis avoir de nouveau oublié.

Comme mon prédécesseur, Claude Chaidron, je lui rappellerai sa promesse jusqu’à satisfaction de la volonté des habitants d’Étouvie d’avoir leur supermarché, afin que le succès de Saint-Maurice ne reste pas sans suite dans mon canton.

 

Cédric MAISSE – Conseiller départemental d’Amiens-ouest (comprenant les quartiers de Saint-Maurice et d’Étouvie)

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Vidéosurveillance, vote final sur le budget 2021 et leçon de mépris par la préfète de la Somme

15 Janvier 2021 , Rédigé par Cédric Maisse

Déjà le débat a porté sur le vocabulaire lui-même, l’idée des forces de droite est d’utiliser le terme de vidéoprotection pour le substituer à celui de vidéosurveillance. La droite pense qu’elle va renforcer la protection de la population en aidant les villages de la Somme à s’équiper de caméras de surveillance. Le président du Conseil départemental trouve normal qu’on lui filme sa plaque d’immatriculation à chaque fois qu’il passera quelque part. Hubert de Jenlis (la droite) va même jusqu’à affirmer que ceux qui sont contre la vidéosurveillance sont ceux qui ont des choses à se reprocher… Comme toujours la droite est tournée vers le passé. Elle ne peut pas voir qu’elle banalise la vidéosurveillance. Pour arrêter les délinquants ou pour lutter contre les violences aux personnes, on veut mettre sous constante surveillance toute le population.

J’ai dénoncé le fait que l’on croise de plus en plus les sources d’informations : les caméras, les drones, l’ADN… Jean-Claude Renaux, président du groupe communiste, a défendu la vidéosurveillance : il a énuméré longuement ses bienfaits jusqu’à prétendre que cela empêche les arnaques sur les personnes âgées. Magie des caméras ! Il faut dire qu’il y croit, il en a truffé Camon, la ville dont il est maire.

Le président du Conseil Départemental va intelligemment dire que nos débats sont filmés et qu’on l’accepte. Comme si c’était la même situation !

Le problème est que devant les écrans, il n’y a personne. J’ai vu le centre de surveillance d’Amiens-Métropole : une personne devant un mur d’écrans ! C’est ingérable. C’est pourquoi on met en place la reconnaissance faciale à l’aide de logiciel. C’est la fuite en avant technologique, la déshumanisation.

Et, en effet, dans les petites communes rurales qui auront droit aux caméras départementales, il n’y aura personne devant les écrans, il y aura juste un enregistrement. En fait, on rassure faussement la population. Elle se croit protégée alors que la caméra n’empêche rien. Ce qu’il faut, c’est la prévention et surtout, surtout, réduire les inégalités. La droite veut essentiellement protéger les biens, seule la population privilégiée compte réellement à ses yeux.

Dans l’après-midi, il y a le vote final sur TOUT le budget. Le PS fait une déclaration théâtrale par la voix de Francis Lec qui se vante de pouvoir bientôt fêter ses cinquante ans de vie politique. Justement, ce qu’il faudrait, c’est un renouvellement du personnel politique… Bref. Le groupe générations-EELV fait lui aussi une déclaration. Le groupe communiste : RIEN. Il a fait une déclaration dénonçant le manque d’investissements lundi matin puis il a passé son temps à soutenir la majorité de droite. Et il finit tout de même par voter contre le budget. En fait, c’est juste un positionnement politicien, histoire de figurer encore dans l’opposition. De toute façon, que peut-on espérer de Jean-Claude Renaux qui est vice-président d’Amiens-Métropole en compagnie de la droite ?

De fait cela se termine par :

POUR 26

CONTRE 20

À 16 heures arrive la préfète. Le président la présente en la rassurant : il n’y a pas de piège. Avait-elle peur de venir devant notre assemblée pour qu’il ait besoin de lui dire cela ? Elle nous parle longuement en faisant une pause dramatique et solennelle tous les trois mots !

Elle veut sensibiliser les élus locaux sur le séparatisme et la radicalisation, notions difficiles à définir selon ses propres termes ! Nous devons les détecter. Un appel à la délation ? Et nous avons besoin d’une formation là-dessus, en plus ! Ensuite elle se vante d’avoir fait interpeller mineurs étrangers qu’elle relie à la délinquance qui a touché le centre-ville d’Amiens il y a quelques semaines. Mais y a-t-il un vrai lien entre ces mineurs et ces faits ? Et qu’est-ce que cela vient faire là ? Elle était censée nous parler du plan de vaccination dans la Somme. Pour elle, pas de doute, la crise économique vient du COVID19. Bien sûr, le capitalisme n’était pas au bord du krach fin 2019.

Au chapitre de la vaccination, elle annonce 2300 personnes ayant eu leur piqûre (600 résidents en EHPAD et 1700 professionnels de santé). Elle annonce que 10000 personnes seront vaccinées dans les 15 prochains jours. Un vrai défi qu’elle hésitait à annoncer. Elle termine en osant prétendre qu’elle fait un exercice de transparence et de pédagogie.

Voilà, le mot est lâché : pédagogie. Jamais terme n’aura autant été dénaturé. La pédagogie, c’est l’art de guider les enfants au sens étymologique. C’est un art subtil qui doit se renouveler sans cesse pour rester efficace. Il faut savoir intéresser. C’est loin d’être le cas de la préfète. La pédagogie pour elle, c’est faire entrer dans le crâne des idées que la plupart rejette. De plus, elle s’adresse à des adultes. Nous n’avons pas besoin de son autorité. En outre, elle représente l’État, un État dont la crédibilité est malmenée depuis cinq ans par Emmanuel Macron. Nous, élus locaux, nous représentons le peuple. Nous avons plus de légitimité à parler qu’elle qui n’est tout simplement qu’un fonctionnaire. Hé bien, elle nous a refusé tout débat avec la complicité de la droite. Elle vient nous faire son discours d’autorité et, sous prétexte que son emploi du temps est chargé, elle nous refuse la moindre réplique à ses propos. Encore une fois, une créature de Macron a méprisé la voix du peuple à travers ses représentants (qu’il soient élus ou non à l’échelle locale n’y change rien).

J’aurais ainsi pu lui dire qu’il n’y a pas de preuves scientifiques de l’efficacité du confinement ni du couvre-feu contre le COVID19 et que la politique imprévisible du gouvernement nuit à l’économie et à la démocratie. Quand auront lieu les prochaines élections régionales et départementales ? Elles devaient avoir lieu en mars 2021, puis en juin… Á présent, on ne sait plus. Comment faire une vraie campagne électorale dans ces conditions ? Et les incertitudes perpétuelles empêchent les investissements et la relance de l’économie. Jusqu’à quand cela va-t-il durer ?

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RSA, charity business, vaccination et quelques propositions....

14 Janvier 2021 , Rédigé par Cédric Maisse

Ce matin débat sur l’insertion… Je suis intervenu sur le Revenu de Solidarité Active (RSA). Il s’agit de poser la question de sa renationalisation. L’État transfert ses compétences mais il ne donne pas les moyens qui vont avec. Mais cela devient une banalité que de le dire tant cela dure depuis des années. Souvent les dotations ne suivent pas surtout que la crise économique, et pas seulement celle qui est due au COVID19, va accroître le nombre de ménages qui va avoir recours au RSA. On va arriver à un taux de 18 % de la population sous le seuil de pauvreté, les demandes vont augmenter de 5 % en 2021. Donc j’en ai appelé à une véritable intervention de l’État car nous sommes un pays riche. C’est l’État qui doit garantir l’aide à chacun.

Ensuite j’ai parlé des deux postes d’agents destinés à contrôler ceux qui seraient tentés par la fraude au RSA. On laisse 100 milliards d’euros s’évader fiscalement chaque année sans broncher et on va employer deux agents à plein temps pour faire la chasse à quelques fraudes hypothétiques. Il ne s’agit évidemment pas de défendre la fraude mais il faut savoir qu’un tiers des gens qui ont droit au RSA ne savent même pas qu’ils peuvent en bénéficier. Donc il serait bien plus raisonnable de faire en sorte que l’on informe les chômeurs plutôt que de jeter la suspicion a priori sur eux !

D’autre part, j’ai demandé à ce que l’on envisage d’étendre l’ouverture des droits au RSA pour les moins de 26 ans. Un dispositif existe déjà mais il faut avoir travaillé 2 ans sur les trois dernières années, autant dire que cela concerne une infime partie des jeunes qui sont souvent en situation de précarité.

Enfin, sur cette question, j’ai dénoncé l’expérimentation qui sera faite avec « breaking poverty » qui va mettre en place, probablement sur le modèle anglo-saxon, un « mécenat social ». Cela se pratique déjà à Romans-sur-Isère, Nantes et Béthune. Dans cette dernière ville, les entreprises vont supprimer 800 emplois. Grâce à « breaking poverty », elles vont pouvoir se donner une belle image en faisant croire qu’elle remédie à un mal dont elles sont en réalité la cause. Et, en plus, leurs dons seront défiscalisés ! Ce n’est pas « breaking poverty », c’est plutôt du « charity business » pour rester dans le même registre de langage.

J’ai donc voté contre ce rapport…

Un vœu déposé par tous les groupes politiques a été rédigé pour mettre les moyens du conseil départemental au service de la vaccination de masse. J’ai émis des doutes sur ce ton :

« j’ai des doutes sur cette vaccination. Il y a d’autres traitements qui existent. Le doute, c’est le début de la sagesse. Pfizer a été condamnée à plus de milliards de dollars en 2009 pour pratiques commerciales frauduleuses. »

Je n’ai pas pu poursuivre face à l’union sacrée de l’assemblée. On m’a tout de suite parlé des morts sur un ton qui laissait entendre que j’en étais responsable avec mon discours. Catherine le Tyrant (PS) m’a lancé que de toute façon, on n’avait pas le choix, Stéphane Decayeux (la droite) m’a carrément dit que l’on m’entendait trop. J’ai pu juste ajouter :

« - Un dollar investi dans la santé en rapporte 46. C’est une question d’argent et de pouvoir... »

je n’ai pas pu finir. J’étais le scandale incarné. Manifestement ils refusent de se poser des questions. Pourquoi un tel comportement ? Sans doute parce qu’ils croient être des bienfaiteurs de l’humanité à l’image des évergètes de l’Antiquité. Ils vont se mettre en scène, se faire piquer en public pour donner l’exemple croyant ainsi gagner une plus-value en popularité. Comme il est commode d’aller dans le sens du courant.

En ce qui concerne certaines décisions importantes, la gauche a dénoncé les manœuvres électoralistes de la majorité de droite. Une enveloppe de 10 000 euros sera confiée à chaque paire d’élus par canton pour financer des associations de leur choix. Une carte créditée de 80 euros sera donnée à chacun des 27000 élèves du département dès la fin avril. Tout cela bien sûr alors que, théoriquement, les élections doivent avoir lieu en juin 2021. La gauche, certes, dénonce le fait qu’on a subi une austérité pendant les cinq années précédentes mais elle ne dédaigne pas non plus de le faire quand elle est aux affaires (sur un mode plus discret et plus crédible). Quand je dis la gauche, précisons tout de même qu’il s’agit des groupes verts-générations et du PS car le groupe communiste ne trouve rien à redire ! Décidément, le groupe communiste a un positionnement plus à droite que celui du PS. Sans doute est-ce dû au fait que Jean-Claude Renaux est vice-président aux côtés d’Alain Gest à Amiens-Métropole. Quand les préoccupations notabiliaires l’emportent, la dérive vers la droite est inéluctable.

J’ai fait deux propositions d’équipement :

- la création d’un centre de mémoire sur la Résistance à la citadelle à Amiens. On m’a répondu qu’il y avait un projet à Abbeville. Certes, mais en quoi cela s’oppose à ma proposition ?

- la remise en route d’un projet de quatrième piscine à l’ouest d’Amiens sachant que le problème de la vétusté de Vallerey était réglée et qu’il manque des places de piscine pour les élèves des écoles et collèges. Le président m’a répondu que le département n’avait pas de maîtrise d’ouvrage et que l’on ne devait pas forcément voir Amiens comme seul site envisageable. Bref il n’a rien répondu.

Cette assemblée semble si décalée par rapport à la réalité. On dirait que le seul souci de la très grande majorité des élus est d’agir pour leur réélection. Le but est d’avoir la plus grosse part du gâteau pour satisfaire les électeurs de SON canton. C’est de la politique à la petite semaine où il est très mal vu de dévoiler l’idéologie qui sous-tend la motivation de ces élus locaux qui agissent comme les petits seigneurs de leur bout de département.

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Austérité, formations managériales, collèges et démagogie : les premiers débats sur le budget du Conseil départemental de la Somme

12 Janvier 2021 , Rédigé par Cédric Maisse

Tout a commencé par une longue présentation du budget 2021 par le président et les réponses des groupes le lundi 11 janvier. Cela ressemble à du théâtre. Chacun se positionne, chacun veut marquer sa différence d'autant plus que les élections approchent (elles devraient avoir lieu en juin mais ce n'est pas sûr avec le confinement ou pas et la peur de Macron de subir une nouvelle défaite aux élections régionales). Par exemple, le groupe communiste (auquel je n'appartiens pas) fait une critique des exorbitants frais de communication et du sous-investissement chronique décidée par la majorité de droite tout en dénonçant les dépenses électoralistes d'une année à élections. Le PS fait quasiment la même chose... Le problème est que cela n'est pas suivi d'actes. On fait sa petite déclaration et, ensuite, on se tait pour tout laisser passer sans débat. En tout cas, c'est ce qui s'est passé lors de cette deuxième journée. Rappelons que Jean-Claude Renaux, maire de Camon, est vice-président aux mobilités en compagnie de la droite municipale. Il doit assumer une identité de « gauche » au département tout en ne se fâchant pas avec la droite d'Amiens-métropole. A force de contorsions avec la droite et le PS, son seul repère ne doit plus être que sa petite carrière de notable. Voilà, le mot est écrit : notable. L'assemblée départementale est bien une réunion de notables où tout est organisé pour gommer les oppositions. Ainsi, pour les discussions sur les chapitres du budget, on mélange tout de manière à éviter les votes contre. Ainsi, on met sur le même plan la création de deux postes d'assistantes sociales et les formations managériales destinées aux cadres de la fonction publique territoriale.

J'ai donc pris la parole pour dénoncer ces formations où on veut substituer une logique de « méthodologie de projet » à celle du service public. Sans cesse se remettre en cause pour être prétendument plus efficace. La logique du résultat et du rendement u lieu de celle du service dû aux citoyens. La droite m'a répondu qu'il fallait être efficace et moderne. Comme d'habitude, qu'attendre d'autre ? J'ai aussi dénoncé le fait que l'on supprime des postes de titulaires pour les remplacer par des postes précaires. Encore une fois, on voit cela partout malheureusement.

Ensuite, la question s'est portée sur la gestion des bâtiments détenus par le Conseil départemental. Le débat le plus essentiel a porté sur les collèges qui sont, pour beaucoup, en piteux état. La droite a dénoncé, encore une fois, le coût de la reconstruction du collège de Rivery. J'ai répondu autant en professeur de ce collège qu'en élu :

« - Ce nouveau collège a permis de faire des économies sur les ressources en eau. Il faut savoir que l'on avait de fréquentes coupures de canalisations du temps des anciens bâtiments. Et puis, surtout, la nouvelle architecture a permis d'avoir un climat apaisé C'est un véritable investissement et c'est grave de ne pas en tenir compte. »

J'ai développé deux autres points. L'un consacré à la vidéosurveillance. La droite départementale a décidé de dépenser près de 400 000 euros pour équiper les 11 derniers collèges qui n'avaient encore de caméras pour surveiller leurs abords. J'ai rappelé que c'était la présence humaine qui comptait avant tout. C'est une illusion technologique que de croire en l'infaillibilité des caméras. Elles tombent en panne et la criminalité ne recule pas. Le président a répondu en invoquant l'exemple de Samuel Paty et les exigences de l'État ! La mort du professeur d'histoire-géographie n'est pas due à un défaut de surveillance ! Quant à la politique sécuritaire d'Emmanuel Macron, on ne peut que la combattre tant elle est liberticide. Quel gâchis d'argent !

Enfin, j'ai parlé des travaux prévus pour le collège Rosa Parks d'Étouvie dont certains bâtiments datent de 1968 ! En effet, le président du Conseil départemental et Dolorès Esteban ont annoncé des travaux de rénovation dans un but purement électoraliste puisqu'il s'avère que seuls 75000 euros d'études préalables ont été portés au budget ! De plus le financement des travaux est conditionné à la participation de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, ce qui peut prendre des années tant cette agence est lente dans le processus de décision. Le président a dit qu'il avait visité le collège, qu'il avait bien entendu les réclamations des gens... Il parlait des collégiens comme s'il avait fait un voyage en terres inconnues ! Une sorte d'exploration exotique... Et il parle ensuite des collèges comme d'établissements privés en concurrence les uns avec les autres comme pourraient l'être des hôtels ou des établissement thermaux. Il n'a aucune vision des enjeux de l'éducation et, notamment, en zone d'éducation prioritaire. Enfin Dolorès Esteban a pris la parole sur un ton mielleux pour conforter le président, elle lui signifiait la satisfaction des syndicats et des parents d'élèves. Évidemment qu'ils sont contents quand on leur annonce des travaux réclamés depuis des années ! Mais le seraient-ils autant si on leur disait la vérité en leur annonçant juste une étude préalable ? J'en doute. Dolorès Esteban n'a pas respecté le mandat donné par les électeurs du canton 1 d'Amiens. Ce mandat était clairement communiste, sans compromission avec le PS. Et là, que fait-elle ? Elle flatte un pouvoir local qui pratique une politique d'austérité depuis des années. C'est en totale contradiction avec le discours général tenu par Jean-Claude Renaux la veille ! Un budget, si on n'est pas d'accord avec, on ne ne se contente pas de donner le change par un discours général mais on lutte pied à pied, sur chaque point, avec un argumentaire solide sans céder à la démagogie qui reste le plus sûr chemin pour glisser vers la droite.

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Quand François Ruffin ne veut pas percevoir une tentative de coup d'État fasciste aux États-unis d'Amérique

10 Janvier 2021 , Rédigé par Cédric Maisse

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté »

L.-A. De Saint-Just,

"Trump, c'est pas ma tasse de thé. Mais la fermeture, désormais définitive, de son compte par Twitter me paraît scandaleuse. Doit-on déléguer notre liberté d'expression aux géants de la Silicon Valley ? Demain, ce sera pour nous tous, cette censure numérique, et privée." : voici ce qu'a tweeté le 09/01/2021 le député de la Somme François Ruffin. 

Il serait bienvenu que ses alliés politique (la FI, le PS, EELV, "Ensemble"...) donnent leur position par rapport à cette déclaration publique. Pour ce qui me concerne, je suis en total désaccord avec cette déclaration. 

En effet, en pleine tentative de coup d'État fasciste aux États-Unis et alors qu'on n'est pas certain qu'elle soit vraiment finie (car les événements de cette semaine peuvent n'être que la répétition générale en attendant le 20 janvier, jour de l'investiture de Joe Biden mais aussi nouvelle journée de mobilisation des soutiens de D. Trump, la mise en quarantaine médiatique de l'artisan de cette tentative de coup d'Etat, tout Président des Etats-Unis d'Amérique qu'il soit, est une nécessité politique et démocratique impérative. La place de Trump est en prison, et aujourd'hui tout ce qui l'en sépare est l'immunité présidentielle dont il bénéfice jusqu'au 20 janvier. 

Cette déclaration de François Ruffin est donc au mieux d'une naïveté politique confondante, alors qu'il aurait été au contraire attendu d'un député appartenant au groupe parlementaire FI de se solidariser avec les partisans de la démocratie américaine. Aurait-il ainsi la malsaine intention de séduire les électeurs du « Rassemblement national » de sa circonscription législative dans l'espoir de pouvoir compter sur leurs voix pour se faire réélire député en 2022 ?

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Bus et commerces de proximité : les vrais enjeux.

10 Décembre 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

Aider les victimes de la crise économique actuelle est une bonne chose. La gratuité du stationnement en centre-ville d’Amiens à partir de 17H30, que veut mettre en œuvre Mme le Maire début janvier, peut contribuer à soutenir les commerçants.

Mais cela ne doit pas être la seule mesure. En effet, la prochaine réunion d’Amiens Métropole doit la compléter en mettant en œuvre la promesse de Mme Fouré et M Gest d’instaurer un deuxième jour en semaine (le mercredi) de gratuité du bus. Cette décision serait tout aussi appréciée des commerçants et de leur clientèle ne possédant pas de véhicule ou voulant contribuer à la préservation de l’environnement.

Cela serait aussi un test concret pour montrer l’efficacité de la gratuité totale et pour tous du réseau (avec le renforcement de ses lignes) que j’appelle de mes vœux depuis plusieurs années.

De même, ces mesures ne doivent pas conduire à se dispenser d’une réflexion sur le renforcement de l’offre commerciale de proximité dans les différents quartiers d’Amiens. C’est le cas en particulier dans mon canton, où, à titre d’exemple, l’aménagement commercial des Coursives à Étouvie est en panne depuis des années et, quartier Saint-Maurice, la cellule prévue pour un commerce au sein de la construction HLM neuve rue Cagnard reste vide.

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Sur mon installation au Conseil départemental de la Somme et sur le manque de franchise du groupe "communiste"

8 Décembre 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

Hier j'ai fait ma rentrée au Conseil départemental de la Somme. Mes premières impressions me conduisent à penser que c'est une assemblée de notables où l'atmosphère est feutrée. À première vue, cela ne semble pas être comme au conseil municipal d'Amiens où les débats intéressent plus la presse locale et concernent plus directement la population. Largement moins médiatiques, les débats publics sont, en outre, plus rares.

Je n'ai pas pu siéger dans le groupe « communiste ». Claude Chaidron, que je remplace, m'a dit que J.-C. Renaux, président de ce groupe, refuse de m'y voir entré. Et, le plus grave à mes yeux, est qu'il n'assume pas sa décision. Il a osé raconter aux élus du groupe socialiste que je n'avais pas fait ma demande d'intégrer leur rang. Cela commence bien. Claude Chaidron a tout fait pour que je rejoigne le groupe auquel il appartenait. Cela lui paraissait bien naturel. Je n'ai même pas pu discuter avec l'un de ces membres. Lors de mon arrivée dans l'assemblée, certains élus de droite ou de gauche m'ont souhaité la bienvenue. C'est une forme de politesse bien compréhensible : même si nous ne sommes pas d'accord, nous allons tout de même débattre ensemble. Rien de la part du groupe « communiste » qui fait comme si je n'existais pas à la manière de personnages dogmatiques croyant que leur façon de percevoir le monde le façonne... Par leur intolérance et leur manque de conviction (ils n'ont décidément pas confiance en eux), ils s'affaiblissent et refusent la moindre discussion qui pourrait leur ouvrir les yeux sur d'autres perspectives....

En conclusion, j'aimerais avoir des explications sur leur décision plutôt que d'entendre déjà des bruits de couloir mensongers à mon propos et ce, dès mon entrée en fonction.

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A quoi servent les maires délégués de secteur d’Amiens ?

21 Septembre 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

La priorité du dernier conseil municipal d’Amiens a été de justifier les 38 millions du projet de réaménagement de la rue Pierre-Rollin, qui vise surtout à favoriser le développement du supermarché Auchan dans l’intérêt de ses profits, pas dans celui des habitants du quartier ! Ce magasin est pourtant déjà l’un des plus rentables pour le groupe Mulliez. Mais celui-ci sait qu’il peut compter sur l’écoute et l’appui de Mme Fouré !

En revanche, ce n’est pas le cas de la population de la ville, qui n’arrive pas à se faire entendre quand elle demande à la commune d’intervenir pour régler les problèmes du quotidien.

Dernier exemple en date : la dégradation de la chaussée rue Vascosan, quartier Saint-Anne.

Cela fait des semaines que les riverains ont alerté la ville à propos des trous importants qui parsèment le haut de la rue. La rue est pourtant très fréquentée puisqu’il y a une école, les locaux du comité de quartier et de différentes associations, et elle sert de contournement à de nombreux automobilistes pour éviter la rue Vulfran Warmé.

Néanmoins, les ornières ne sont toujours pas signalées et il n’y a eu aucune intervention de la mairie pour les reboucher. Dans le même quartier, il y a aussi encore des trous dans rue Richard de Fournival. Ceux-ci sont régulièrement provoqués par des fuites de canalisations sous la chaussée, un scandale qui fait que le réseau d’Amiens perd 30 % de son eau avant même qu’elle n’arrive au robinet des utilisateurs… qui la payent quand même.

L’inaction de la mairie conduit à se demander à quoi peuvent bien servir les maires délégués de secteur à Amiens car, quand on a besoin de leurs services, ils sont aux abonné absents.

Cet exemple montre aussi que l’équipe municipale s’intéresse à ce qui se voit – le centre-ville – mais délaissent les quartiers périphériques, même ceux qui, comme celui de Saint-Anne, ne sont situés qu’à quelques centaines de mètres de la gare.

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La gratuité totale du bus à Amiens plus que jamais nécessaire

24 Juillet 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

Que Mme Fouré renonce à sa promesse de gratuité du bus le mercredi à Amiens ne nous étonne pas. Rappelons qu’il avait fallu que l’ « Aube nouvelle » rassemble plus de 7000 signatures lors de la campagne des élections municipales de 2014 pour qu’elle propose de tester le samedi gratuit.

Cela prouve qu’il est nécessaire de maintenir la pression pour qu’Amiens se tourne rapidement vers l’avenir en rejoignant la quarantaine de villes et agglomérations françaises, dont Compiègne, Noyon, Senlis, Calais et Dunkerque dans les Hauts-de-France, où l’on se déplace aujourd’hui sans payer.

Car partout où elle a été instaurée, la gratuité du transport, c’est source d’attractivité pour l’agglomération, de gains de pouvoir d’achat pour les habitants, d’amélioration de l’environnement, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, dont 29 % sont produites par les transports.

De plus, cela permet de sortir le transport collectif de l’approche marchande et de l’inscrire comme un droit universel, comme l’a fait le Luxembourg où les trajets en transport public (bus, trains, tramways) sont désormais gratuits pour tous.

C’est pourquoi l’ «Aube nouvelle» demande :

- d’une part, à Mme Fouré et M Gest l’instauration définitive de la gratuité des bus, pour tous et tout le temps, dans la Métropole amiénoise, d’autant quaujourd’hui, les recettes (tickets et abonnements) des bus de la Métropole ne couvrent que 15 % des dépenses. La reprise en régie municipale du stationnement payant, de surface et souterrain, délégué actuellement au privé, est une piste pour aider à financer cette gratuité.

- d’autre part, à Mme Pompili, la Ministre de la Transition écologique, une intervention de l’État pour modifier la loi afin d’inciter les collectivités à aller vers la gratuité. Cet appui prendrait la forme d’une hausse du versement transport des entreprises qui y sont assujetties (plus de 10 salariés), le versement aux collectivités de l’actuelle prise en charge par les employeurs de 50 % des frais de transport de leurs salariés (devenue sans objet pour les salariés avec la gratuité), ainsi que différents dispositifs favorisant l’investissement.

L’ «Aube nouvelle» s’associe au rassemblement du 24 juillet 2020 (18H – La Hotoie à Amiens) pour agir vers la gratuité totale et pour tous des transports à Amiens.

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Comment la liste Pradat a tenté en justice d’empêcher le vote pour « Amiens insoumise » !

15 Juin 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

Tout commence en novembre 2018. Dans le local d’Amiens insoumise, ouvert dès le 1er juillet 2018, une réunion de la France insoumise (FI) voit arriver Evelyne Becker qui annonce que François Ruffin l’a désignée pour être candidate sur la liste FI des élections européennes en tant que personnalité d’ « ouverture » car elle n’est pas membre des structures FI.

Parallèlement aux Européennes, les négociations pour les municipales à Amiens s’engagent dès le début 2019 avec l’attaché parlementaire de F. Ruffin à la manœuvre. Officiellement, on souhaite une union large à gauche. Officieusement, tout est bouclé dès mars 2019, où un très petit comité de proches du député a déjà acté les têtes de liste, la présence (très contestée) d’anciens de la liste Demailly pour avoir le consentement du PS et ses supplétifs (Générations, Place publique), du PCF et des Verts.

Bref, l’union de logos s’est faite derrière J. Pradat, lui aussi désigné démocratiquement par le seul François Ruffin, aux forceps, au prix de reniements, et en laissant nombre de militants de la première heure sur le côté pour imposer des notables. Une application anticipée des gestes barrière pour exclure tout ce qui était jugé trop à gauche.

Faire barrage à la concurrence d’ «Amiens insoumise» par tous les moyens, y compris en allant en justice

Mais on n’avait pas tout vu. La liste Pradat n’a pas cru qu’ «Amiens insoumise» pourrait constituer une liste. Mais quand celle-ci est déposée, elle va employer les gros moyens pour éliminer cette concurrence, essayant de faire interdire la liste en l’attaquant en justice !

C’est ainsi que le 29 février, des avocats de la FI nous mettent en demeure, moi et la liste que je mène, d’abandonner notre campagne sous peine de poursuites pour violation de propriété intellectuelle, contrefaçon de marque, d’actes de «parasitisme» et circulation de fausses informations ! Le motif de cette attaque est que la liste «Amiens insoumise» conteste, par son existence même, une liste réunissant tous les éléments de la fausse gauche à Amiens en y associant la France insoumise qui, jusque là, refusait de donner sa crédibilité au PS et à ses alliés... Les arguments, le moment de l’attaque et les motivations montrent que, si l’attaque vient du détenteur de la marque «France insoumise», l’initiative ne peut être que locale, au vu du contenu du dossier.

Mais, au-delà des thèmes de l’action en justice, l’objectif est en fait ailleurs. D’abord, aller en justice coûte cher, surtout dans un domaine aussi pointu. Soit on peut se payer un avocat pour se faire représenter (10.000 euros) et on a une chance de se défendre, soit on ne peut pas et on a perdu d’avance, même si on a raison sur le fond. Heureusement, «Amiens insoumise» a pu compter sur le financement solidaire de ses soutiens pour pouvoir se défendre. De plus, outre les frais de justice, il y a eu la volonté affichée de la FI d’obtenir des dédommagements et donc de faire payer en euros bien trébuchants ces «dissidents». On oublie l’éthique dès qu’il s’agit d’argent...

Ensuite, la proposition de «conciliation», faite par la France insoumise le 11 mars à 19H (!), est particulièrement instructive sur les buts réellement recherchés. Elle exigeait d’ «Amiens insoumise» de :

- ne pas utiliser le nom « Amiens Insoumise » dans le cadre d’autres élections locales, régionales ou nationales,

- cesser la diffusion, immédiatement, de toutes les publications reproduisant le logo contesté d’ «Amiens insoumise», sur les réseaux sociaux mais aussi les tracts et circulaires, profession de foi de la liste «Amiens Insoumise» (à 4 jours de l’élection !), et recoller de nouvelles affiches de la liste «Amiens Insoumise». En clair, retirer et changer tout le matériel électoral d’ «Amiens insoumise» juste avant l’élection. Une proposition très loyale...

La justice donne raison à « Amiens insoumise »

Mais cette tentative de «conciliation» était une mesure de pure forme car, une heure après, le 11 mars à 20H, la France insoumise informait avoir engagé un référé auprès du tribunal d’Amiens pour faire condamner, selon son point de vue, la liste « Amiens insoumise ».

L’audience du référé a eu lieu le 13 mars. Les résultats sont intéressants. Hormis sur les couleurs du logo d’ « Amiens insoumise » et sur sa forme, la France insoumise, et donc la liste Pradat véritable instigateur du procès, ont été déboutées en des termes globalement très favorables à « Amiens insoumise » :

- La seule obligation qui est imposée à « Amiens insoumise » est de ne plus utiliser dans le logo de sa liste certaines polices de caractère et couleurs, mais cela ne concerne pas les bulletins de vote.

- la France Insoumise n’a pas le monopole du terme insoumis qui est d’usage libre et que d’autres peuvent utiliser et revendiquer (NB : d’autant que, depuis le 6 novembre 2019, P Le Scouëzec a déposé la marque «Amiens insoumise» qui est ainsi reconnue !),

- les arguments relatifs à une prétendue concurrence déloyale «sont hors sujets» et l’association France Insoumise ne peut justifier d’un quelconque préjudice,

- le prononcé d’une astreinte n’est pas nécessaire (dont pas de dédommagement à la FI)

En revanche, si la justice avait donné raison à la France insoumise le 13 mars, cela pouvait aller jusqu’au retrait des bulletins de vote d’ «Amiens insoumise» des bureaux le 15 mars !

Voter le 28 juin en toute connaissance de cause

Ainsi, la liste Pradat a préféré régler un différend politique devant la justice plutôt que dans les urnes, en tentant de faire taire «Amiens insoumise» et en essayant de la priver de bulletins pour que les électeurs puissent s’exprimer. Il a perdu sur le fond.

C’est une manœuvre indigne du débat démocratique qui relève d’une conception de la politique d’un autre temps.

Cependant, même si la décision de justice lui est favorable, «Amiens insoumise» a subi un préjudice : le temps et l’argent passés pendant les 15 derniers jours de campagne électorale à s’occuper de cette affaire juridique sont autant de moyens qui n’ont pu être consacrés à rencontrer les électeurs pour exposer son projet.

L’équipe d’ «Amiens insoumise» souhaite dénoncer ces méthodes afin que chacun puisse juger en connaissance de cause lors du scrutin du 28 juin prochain.

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