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Le blog de Cédric Maisse
Articles récents

Un scrutin municipal bien particulier.

16 Mars 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

Le coronavirus et la crise sanitaire ne peuvent tout expliquer de l’abstention lors des élections municipales de dimanche. Il y a six ans déjà, la participation à Amiens était inférieure de 10 points à la moyenne nationale (53% contre 63%).

En 2020, près de 48% des Françaises et des Français ont voté, et seulement 32% des Amiénois.

La crise de la démocratie représentative est clairement plus criante encore dans notre ville que dans l’ensemble du pays. Les équipes municipales qui se sont succédé ces douze dernières années y sont, sans nul doute, pour quelque chose.

La seule bonne nouvelle de ces élections consiste dans le recul significatif de l’ex-Front National qui passe de 14 à 8%. Rebaptisé Rassemblement National, il a trompé moins d’électrices et d’électeurs. Mais il y a fort à parier que c’est dans l’abstention que se retrouvent ceux qui l’ont quitté.

Seule la division du camp UDI-LR-LREM, pourtant officiellement uni derrière les sortants, empêche son succès dès le premier tour. Totalisant 60% des voix, les partisans de l’austérité et du libéralisme ne sont séparés que par des questions de personnes.

En face, la stratégie politicienne et réductrice de François Ruffin a affaibli la gauche Amiénoise à un rôle de figuration, sinon de spectatrice. Des mois ont été perdus pour le débat citoyen parce que la priorité était donnée aux combinaisons de partis. Dans les derniers jours de la campagne encore, la liste « Amiens c’est le tien » multipliait ses efforts, non pour battre la droite, mais pour nous attaquer en justice afin d'obtenir l’interdiction de notre liste.

Avec près d’un millier de voix et 4,2% des exprimés, notre liste Amiens Insoumise a échoué à enrayer ce scénario d’une défaite annoncée. Mais les membres de notre liste sont fiers d'avoir porté haut et fort des mesures de justice sociale qu'attendent les Amiénois, comme la nécessité d'aller vers la gratuité totale des bus. On peut faire le constat que si le réseau devient gratuit le mercredi en plus du samedi, c'est grâce à ce travail d'information et de conviction.

À l’heure où le doute pèse sur la tenue d’un second tour au regard du risque sanitaire, certains spéculent encore sur une élection qui pourrait se faire avec un électeur sur quatre, voire sur cinq.

À l’opposé, le collectif Amiens Insoumise n’entend pas renoncer, ni s’accommoder du recul continu de la démocratie. Dans quelques semaines, quelles qu’aient été les épreuves, l’urgence à débattre et à construire ensemble des réponses au quotidien ne sera que plus grande. Système de santé et protection sociale, défis environnementaux, politique de l’enfance et de l’éducation : rien ne s’arrangera sans intervention citoyenne. Nous serons au rendez vous.

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La presse locale (et la démocratie avec) a encore des progrès à faire à Amiens

26 Février 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

On a bien fait le constat que le couple Fouré-Gest n'avait pas respecté la démocratie locale. Mais on peut en dire autant de la presse locale aujourd'hui. Tout cela fait système. En effet, sur la foi d'un sondage réalisé avant que la campagne ne commence vraiment, le Courrier picard et la chaîne Weo, écarte la liste Amiens insoumise du débat qu'ils organisent lundi 2 mars !

Pourquoi ? Le Courrier picard répond que c'est un choix arbitraire de la rédaction.

Rien de plus !

Je leur rappelle que j'ai fait 8,87 % aux dernières élections municipales. Monsieur Deschamps qui, lui, a le droit de s'exprimer à ce débat tronqué, n'a que 7 % de 602 sondés. Qu'est-ce que cela pèse face à mes 3273 voix exprimées en 2014 ? Il faut croire que le Courrier picard et Weo préfèrent les résultats de sondages aux résultats effectifs des urnes...

En 2017, cela n'est pas si éloigné, j'ai pu accéder au deuxième tour des élections législatives sur la deuxième circonscription de la Somme qui couvre les 2/3 d'Amiens. La réaction des médias locaux fut à la mesure de leur mépris à mon égard :

« - Votre accès au deuxième tour fut une surprise !

- C'est une surprise pour vous ! »

Nous avions fait un travail de terrain herculéen. Nous avions rencontré des centaines d'électeurs, rédiger des tracts et des appels. Nous avions fait notre travail de conviction. Mais cela n'existait pas pour eux. Non, la réalité des médias dominants doit se conformer à leur façon de voir le monde. Si l'on ne cadre pas dans leur réalité étriquée, on n'existe pas !

Ensuite, ces mêmes journalistes, qui prétendent nous faire des cours d'éducation civique à longueur de temps, invitent le Rassemblement national, qui n'avait pas de candidat au moment du sondage et, surtout, qui répand des idées haineuses et anti-démocratiques... Cela ne les gêne pas du tout !

Le Courrier picard et Weo nous méprisent, notre équipe de campagne, nos électeurs et, plus largement, tous ceux qui s'intéressent à cette élection et que l'on aurait peut-être une chance de convaincre. C'est une manière de pratiquer une censure, destinée pour le moins, à nous empêcher de faire valoir nos idées, qui doivent, au fond, les gêner...

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Les élections municipales à Amiens

25 Février 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

Dans le cadre des Trois semaines à venir, pour plus de contenus spécifiques aux élections municipales de la ville d'Amiens où je suis candidat tête de liste pour "Amiens insoumise", je vous invite à consulter la page suivante :

www.maisse2020.fr

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Certains soutiens d'Amiens c'est l'tien deviennent agressifs !

23 Février 2020 , Rédigé par Cédric Maisse

Ce matin, sur le marché du Colvert, à Amiens nord, nous avons eu globalement et, comme d'habitude, un bon accueil mais il y a eu un incident regrettable dont je tiens à rendre compte publiquement en tant que candidat aux élections municipales. En effet, deux individus sont venus à notre rencontre. Ils nous lancent de manière assez agressive :

«  - Pourquoi vous n'avez pas fait l'union avec la liste Amiens c'est l'tien ? Vous voulez que Fouré passe ou quoi ?

- Nous n'avons pas voulu nous allier au PS, ni avec les anciens de l'équipe de Demailly, leur ai-je répondu. C'est bien notre droit.»

Cela ne leur a pas plu et m'ont lancé :

« - Ce n'est pas parce qu'on est le fils ou le petit-fils d'un élu que l'on peut se croire important ! »

C'est donc de cela dont on parlerait au sein des équipes d'Amiens c'est l'tien. Elles se mettraient en colère juste parce que je suis le fils de Gérald Maisse qui a eu le soutien de la population de son canton pendant des années ? Vraiment, ils en sont là ? Et on ne pourrait pas choisir une autre voie à gauche que celle de l'alliance autour du PS et de ses avatars ?

Mais ce n'est pas fini !

L'un des deux hommes, très agressif, me lance :

« - Fils de pute !

- Quoi, vous m'insultez ?!

- Oui, et si tu veux, on peut se battre ! »

C'est alors que son compagnon l'a retenu.

Voilà où on est de la campagne.

Amiens c'est l'tien s'affirme comme une liste d'union de la gauche mais, manifestement, une partie de ses soutiens refuse que nous existions... Cela peut rendre problématique tout rassemblement potentiel. En tout cas, mon équipe et moi, demandons instamment à Julien Pradat, tête de liste d'Amiens c'est l'tien, et à François Ruffin, de faire en sorte que ce genre d'intimidation anti-démocratique ne se répète pas.

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Pourquoi constituer une liste Amiens insoumise ?

20 Décembre 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

D'abord parce que c'est nous qui avons réellement fait vivre la France insoumise sur Amiens depuis sa création : campagnes des élections présidentielles et législatives, luttes contre l'évasion fiscale et la vidéosurveillance, campagne de signatures pour un référendum sur la privatisation d'Aéroport de Paris, campagnes des élections européennes...

Mais, avant de répondre à cette question, je vais parler du contexte politique et sociale actuelle. Nous sommes dans une période de lutte exceptionnelle.

Cela fait un an que les gilets jaunes manifestent chaque samedi. Ils subissent une répression de plus en plus violente : 26 éborgnés, des mains arrachées. Ils manifestent chaque semaine et pourtant on parle rarement de leurs revendications : moins de taxes, plus de démocratie directe avec le RIC, plus d'égalité...

Parallèlement il y a eu de fortes mobilisations pour la sauvegarde du climat réunissant beaucoup de jeunes qui découvrent souvent la politique à ce moment.

Nous avons participé aux rendez-vous des Gilets jaunes et nous avons organisé plusieurs manifestations pour le climat sur Amiens.

Ces deux mobilisations peuvent se rejoindre :

  • le rouge avec les revendications sociales

  • le vert avec la nécessité de préserver globalement notre environnement.

Elles se rejoignent car elles mettent en cause toutes les deux le CAPITALISME qui épuise les Hommes et la Terre.

Depuis le 5 décembre s'est ajoutée la lutte pour sauver notre système de retraite.Le but de Macron est de faire entrer les fonds de pension américains en France. En effet , le capitalisme est dans une crise de suraccumulation. Les financiers ne savent plus où réinvestir leurs profits pour en faire plus encore. Donc il leur faut absolument s'ouvrir de nouvelles opportunités économiques : les retraites, la sécurité sociale et la santé en général. Pour eux il est admissible que des millions d'euros consacrés à la solidarité échappent à la spéculation.

La grève aujourd'hui permet de combattre directement un projet néfaste : la baisse générale des pensions de retraite afin que l'on souscrive à des assurances privées. Comment fera-t-on face au défi du vieillissement accru de la population ?

Mais, à travers celui-là, il y a une lutte plus globale. La grève c'est le coup de frein brutal, l'arrêt d'urgence.

  • Quand il n'y a plus d'insectes, on met plus d'insecticides et les agriculteurs de la FNSEA se plaignent qu'on les agresse.

  • Quand le climat se réchauffe, on tente de vendre plus de pétrole encore.

  • Quand des continents de plastique se forment, on en produit encore plus.

  • Quand il y a plus de manifs, on renforce la répression et les policiers se plaignent !

L'ordre des choses est renversé

Il faut revenir à la réalité.

Les élections municipales paraissent bien dérisoires mais elles peuvent être un moyen de se faire entendre et de proposer et de mettre en œuvre de véritables solutions à l'échelle locale.

Ici, à Amiens, nos adversaires sont la droite, le couple Gest-Fouré. Aucune imagination. Quel est leur bilan ?

La mise en place du bus à haut niveau de service (BHNS) a provoqué des mécontentements. Les lignes ne desservent pas bien les quartiers périphériques comme Renancourt ou Saint-Ladre. Amiens est une ville vaste, peu densément peuplée. Kéolis gère notre réseau en délégation de service public. Pour faire des profits, elle cherche à accélérer la vitesse commerciale. Elle met donc la pression sur les chauffeurs qui ne vont jamais assez vite et éloigne les arrêts de bus les uns des autres. Le but n'est pas la satisfaction des usagers mais celle de ses actionnaires. La solution serait d'aller vers une régie directe municipale. Rappelons que Fouré-Gest sont dans la continuité d'une voie ouverte par le maire PS Gilles Demailly qui a privatisé complètement la SEMTA en 2008.

En plus de revoir le tracé des lignes et d'aller vers une régie, il faut mettre en place la gratuité des bus immédiatement

Cela permettra :

  • d'améliorer le pouvoir d'achat des Amiénois

  • de permettre d'avoir de nouveaux usagers des transports en commun.

  • D'améliorer la circulation et la qualité de l'air.

C'est au croisement des deux préoccupation globales dont j'ai parlé auparavant. Presque 30 villes l'ont adoptée. Dunkerque en dernière date. Calais l'annonce pour janvier.

Il y a 6 ans, on nous disait souvent que c'était utopique, impossible. Plus personne ne le dit. Nous, nous disons qu'on peut le faire dès 2021.

N'oublions évidemment pas les modes doux comme le vélo. La droite n'y voit aucun intérêt et mélange piétons et vélos, ou bus et vélo... Tout est à revoir en créant de vraies pistes cyclables.

La tendance est d'investir dans ce qui se voit. La société du spectacle. La droite investit dans les équipements de prestige et les grands équipes comme l'ASC. Mais les associations sont délaissées.

La piscine Vallerey a été laissée à l'abandon par l'équipe de Gilles Demailly qui était juste préoccupée par le transfert des étudiants du campus vers la citadelle. Elle a été remplacée par AQUAPÔLE qui a été confiée en concession à EIFFAGE. C'est encore une fois la privatisation d'un équipement public. Mais comment faire pour générer des profits avec un équipement qui est déficitaire ?

  • en augmentant les tarifs.

  • En faisant des économies sur le dos du personnel.

  • En économisant sur l'entretien du bâtiment. D

    Dans quel état sera cette piscine dans 30 ans quand elle reviendra à la collectivité ?

C'est la même problématique que pour les bus. C'est la même logique avec laquelle il faut rompre.

Et on ne peut pas régler les problèmes avec ceux qui en sont à l'origine.

La droite continuera évidemment dans cette logique mais, à gauche, on voit réapparaître d'anciens membres de l'équipe de Gilles Demailly. On ne peut pas leur faire confiance. Pour eux, la seule gestion raisonnable est celle d'un comptable complètement dépolitisé. Pour eux, le capitalisme est naturel, on ne peut pas le remettre en cause.

Prenons la gestion de l'EAU. Amiens perd près d'un tiers de son eau dans le réseau. Cela occasionne un gâchis inadmissible et des éboulements. La gauche austéritaire de Gilles Demailly et la droite n'ont rien fait. Chacun rejetant le travail sur l'équipe suivante. Ils ne savent faire qu'une chose : augmenter le prix de l'eau ! Il faut que le réseau soit amélioré au plus vite mais aussi changer de logique : faire en sorte que le prix soit progressif et non régressif. Et surtout rendre les premiers m3 d'eau gratuits car c'est une denrée vitale.

Donc nous faisons une liste pour prendre les problèmes à la racine et rompre avec l'idée de réduire la ville à un espace publicitaire destiné à faire venir les investisseurs. C'est la même logique partout dans le monde !

Enfin, il faut mettre en place une vraie politique de concertation avec les habitants.

- Ouvrir de nouvelles salles municipales

  • Consulter les Amiénois avec des référendums d'initiative local

  • des comités de quartier qui ne soient pas de simples courroies de transmission de la mairie.

  • Travailler avec les associations.

Il faut en finir avec l'élu tout puissant face aux électeurs d'une part et soumis aux intérêts privés et aux directives de l'union européenne d'autre part. On doit aller vers une vraie démocratie participative et cela ne peut se faire qu'en redonnant aux services publics toute leur efficacité !

 

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L'eau à Amiens : la fuite en avant partagée par la droite et la fausse gauche (PS, PCF et Picardie debout qui va devoir endosser ce passif)

18 Décembre 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

En juin 2010, j'étais intervenu en tant que conseiller d'Amiens-Métropole pour demander des embauches afin que l'on repère rapidement les fuites d'eau innombrables qui affectent notre réseau. Nous perdons chaque année 1/3 d'eau potable. C'est inadmissible du point de vue économique mais aussi environnemental.

Voici ce que me répondaient le maire PS de l'époque et ses fidèles (comme Emilie Thérouin) qui font aujourd'hui leur réapparition sur la liste de François Ruffin :

  • ce sont les consommateurs qui paieraient ces embauches.

  • Sachant que l'on ne manque pas d'eau, est-ce que ça vaudrait le coût ? Trouverait-on beaucoup plus de fuites ?

Voilà le genre de réponses irresponsables auxquels nous avions droit ! On s'aveugle volontairement pour ne pas voir le problème !

Le couple Gest-Fouré a poursuivi dans ce sens. À tel point qu'il en est à vouloir pomper de l'eau de plus en plus loin, ce qui va entraîner inéluctablement une baisse du niveau de l'eau dans les étangs concernés, d'où un impact négatif sur la biodiversité. À tel point que de plus en plus d'éboulements ont lieu comme celui qui vient d'avoir lieu boulevard Jules Verne). On peut certes parler des caves médiévales qui fragilisent la stabilité du sol mais on peut facilement inverser l'argument : Amiens a un sous-sol parsemé de cavités c'est pourquoi il faut encore plus être vigilants !

Il faut cesser au plus vite le gâchis d'une eau qui nous coûte de plus en plus cher en retraitement. C'est à la collectivité et aux élus de faire leur travail. Le couple Fouré-Gest, en augmentant les tarifs,veut nous faire payer des dizaines d'années d'immobilisme. Il faut, sur la question de la gestion de l'eau, rompre avec la droite actuelle mais aussi avec la « gauche » : en effet, qui est vice-présidente à la gestion de l'eau à Amiens-Métropole ? La maire PCF de Longueau, Colette Finet !

Pour rompre avec les vieilles pratiques et aller vers une gestion rationnelle et écologique de l'eau, nous vous invitons à vous rapprocher de la liste « Amiens insoumise » dès demain avec le lancement de notre liste le jeudi 19 décembre à 18 h au café des beaux-arts à Amiens.

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Amiens, ville de partage et de solidarités.

14 Novembre 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

La prochaine élection municipale sera l’occasion à Amiens de mettre en œuvre de nouvelles mesures en matière d’écologie, de démocratie, de solidarité.

En particulier, l’ «Aube nouvelle» veillera que les questions sociales, au sens large, soient bien prises en compte. En effet, les exigences de justice sociale et de réductions des inégalités doivent être au cœur de la campagne électorale, dans une ville où 25 % des habitants vivent sous le seuil du taux de pauvreté.

C’est pourquoi elle défendra, notamment, quelques propositions fortes qui contribueront à améliorer le pouvoir d’achat des habitants et à améliorer leur accessibilité aux commerces et services.

 La gratuité, une mesure sociale pour redistribuer le pouvoir d’achat avec des conséquences favorables pour l’économie locale et les commerces de proximité : gratuité des transports dès le début 2021, en améliorant parallèlement les dessertes du réseau de bus, gratuité de l’abonnement aux vélos en libre-service, en améliorant là aussi le réseau des pistes cyclables, gratuité des premiers mètres cube d’eau, gratuité des cantines scolaires.

 Instauration d’une « sécurité sociale » de l’alimentation. Développer les épiceries solidaires pour permettre à chaque quartier d’avoir un magasin alimentaire de proximité, appuyer les initiatives pour favoriser les circuits courts et les rapprochements entre producteurs et consommateurs : boutiques de producteurs, coopératives de consommateurs, supermarché coopératif alimentaire. Créer une ferme municipale bio, créer une régie maraîchère municipale.

 Une politique de santé contre les déserts médicaux. Création d’un réseau de centres de santé municipaux et d’annexes (Étouvie, Amiens Nord, Saint-Leu, Rollin, etc.) pour développer l’ accès à la prévention et offrir les premiers soins avec une gamme de professionnels variée : médecine généraliste, dentaire, soins infirmiers, etc.

 Agir pour le droit au logement décent, en particulier en améliorant l’offre pour réduire les logements de trop petite taille conduisant à une sur-occupation et ceux mal chauffés en raison de pertes énergétiques. Développer le logement social. Diminuer le nombre de logements vacants (9,5 % des logements amiénois) en augmentant la taxe sur ces habitations, créer un parc municipal de logements d’urgence, interdire les locations de logements indignes, en créant le « permis de louer » (le loueur demande un permis de louer à la mairie).

Mais aussi offrir une possibilité de devenir propriétaire à meilleur prix à Amiens pour réduire la fuite à la campagne des Amiénois et les nuisances environnementales que cela engendre (déplacements domicile-travail, domicile-études, etc.), en créant une charte promoteurs (encadrer la construction de logements privés pour une charte permettant de maîtriser les prix de sortie).

 Reprendre en main le développement de la ville. Mettre fin aux privatisations de services (stationnement, bus, etc.) et/ou au PPP (piscine Amiens sud, réseau urbain de chaleur, etc.). Relancer une politique d’investissements et d’équipements dans les quartiers pour que chacun ait un équilibre entre habitat, activités, commerces et services. Dans ce cadre, demander que l’État continue les compensations pour perte du statut de capitale régionale, en particulier, obtenir le renouvellement le contrat de développement de l'Amiénois signé en mars 2017, notamment, en bénéficiant d’une mise à disposition gratuite ou à bas coût par l’État des locaux qu’il libérera dans les quartiers afin de créer sa cité administrative à la gare.

 Obtenir qu’Amiens soit retenu pour la mise en place du dispositif « territoires zéro chômeur de longue durée ».

Créer un budget participatif. Création d’un contre conseil municipal citoyen, premier échelon du lien social, dans les premières semaines du mandat, en redonnant le pouvoir d’agir aux habitants. La mairie allouera 5% de son budget d’investissement à des projets proposés directement par les habitants. Une fois étudiés par les services techniques, ces projets seront soumis au vote. Les habitants décident, la collectivité réalise. Fini le temps où on avait son mot à dire qu’une fois tous les six ans ! Cela permet aussi de favoriser la participation de citoyens écartés de la démocratie représentative : remise en place des conseillers municipaux associés représentant les habitants originaires hors de l’UE et développement du référendum d’initiative citoyenne.

Renégocier les dispositions du contrat ANRU pour tenir compte des souhaits des habitants des quartiers concernés : Etouvie, Amiens-nord, Pierre-Rollin.

 Mettre le soutien aux luttes contre l’austérité au cœur de l’action municipale. Faire de la commune une aide aux actions et aux organisations luttant contre les inégalités sociales et un point de résistance et de laboratoire de démocratie directe , source d’alternatives au libéralisme.

 

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Municipales 2020 : l'appel de l'Aube nouvelle.

21 Octobre 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

Lors de son assemblée générale, les adhérents de l'Aube nouvelle appellent, pour les élections municipales d’Amiens, à la constitution d'une liste en rupture avec les pratiques politiciennes traditionnelles qui sont en cours aujourd'hui à gauche : négociations au sommet entre partis, distribution des places, course à la tête de liste, des manœuvres loin des préoccupations des citoyens.

Certes, l'Aube nouvelle ne veut pas, comme bon nombre d'Amiénois(e)s, d'un deuxième mandat du couple Fouré-Gest. Mais elle ne veut pas non plus revivre une mésaventure Demailly-bis, où l’union de façade a conduit très vite à trahir les engagements affichés. Et n'oublions pas que le sinistre Emmanuel Macron est issu des rangs du parti socialiste !

Par ailleurs, l’Aube nouvelle fait sienne la règle du Comité électoral national de la France insoumise pour les municipales, "de ne soutenir aucune liste comportant des équipes qui, dans cette mandature (2014-2020) ou la précédente (2008-2014), auront mené des politiques de délégation des services publics aux entreprises privées ou des politiques portant gravement atteinte à l’environnement." Cela disqualifie toute participation des membres de l’équipe Demailly qui ont mené ou approuvé de telles politiques, ou des partis qui les ont soutenues.

Enfin, l'Aube nouvelle travaille depuis des années dans les quartiers d’Amiens pour défendre les revendications de leurs habitants. Elle entend bien profiter de cette élection pour faire en sorte qu’elles soient enfin mises en application.

Ainsi, elle mène une action depuis 2014 en faveur de la gratuité totale des bus pour tous les jours de la semaine. L’Aube nouvelle va s’engager pour que cela devienne une réalité à Amiens dès 2020 ! Ce qui est bon pour le climat doit aussi être bon pour le pouvoir d’achat !

L’Aube nouvelle fera également en sorte que le développement du secteur public soit une priorité, en favorisant la reprise en régie des services délégués au privé comme le stationnement ou la nouvelle piscine. Elle est aussi intervenue contre la destruction de logements sociaux à Étouvie, Amiens-nord et quartier Pierre Rollin, ce qui conduira, avec les locataires, à remettre en cause le plan de la mairie et de l’ANRU. Enfin, son action, avec les habitants de Saint-Maurice et Amiens-nord, pour le maintien du Carrefour Contact Marché de la rue Hénocque (avec une pétition de près de 800 signatures) l’encourage à développer dans tous les quartiers un réseau de commerces de proximité.

Ce ne sont là que quelques exemples issus des propositions recueillies au fil des mois auprès de la population.

En 2014, l'Aube nouvelle était la seule liste à défendre un véritable programme social et écologique en 2014. Elle invite les citoyens à continuer à construire celui de 2020.

C’est pourquoi nous appelons tous les Amiénoises et Amiénois qui veulent se faire entendre à nous rejoindre le 13 novembre prochain à 18 H à la salle Dewailly.


 

Cédric MAISSE,

président de l'association

des amis de l'Aube nouvelle

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La mairie d’Amiens fait la chasse aux syndicalistes !

23 Septembre 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

L’Office public d’HLM d’Amiens Métropole, présidé par Jean-Christophe LORIC, Adjoint au Maire d'Amiens en charge de l'Urbanisme et du Logement pour Amiens Métropole, a décidé d’expulser la CGT de son local place Saint-Ladre, qui est le siège de son Union locale Zone industrielle.

La CGT y est installée depuis 32 ans !

Officiellement, c’est pour reloger des bureaux de l’OPAC. Difficile de croire que la pénurie de locaux sur Amiens soit telle qu’on en soit réduit à mettre à la rue des syndicalistes. Et si pénurie il y avait, cela signifierait que l’adjoint à l’urbaniste, M Loric, n’a pas fait son boulot en construisant suffisamment de locaux et de logements dans notre ville.

Non. La raison est ailleurs. Avoir un pôle de résistance près d’une zone d’activité employant plus de 10.000 salariés n’est sans doute plus supportable pour Madame Fouré. Sans doute est-ce là le premier gage qu’elle donne au gouvernement pour lui prouver concrètement qu’elle est bien « Macron compatible ». Et ce n'est pas un hasard si cela se produit peu de temps avant le combat qui va s'engager contre la réforme des retraites.

On le savait, le dialogue social n’est pas le point fort de Madame Fouré. A la mairie d'Amiens, elle refuse la titularisation des précaires et ne veut pas entendre les revendications des animateurs. En tant que vice présidente de la Région des Hauts-de-France, chargée du personnel, elle a réussi à mécontenter tous les employés du conseil régional en Picardie. La décision de  M LORIC le confirme.

J’apporte mon soutien à l’Union locale CGT ZI, exige qu’elle soit maintenue dans ses locaux et appelle à participer à tous les actions qui seront engagées pour refuser cette expulsion.

 

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La rage de l'expression

19 Juillet 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

C'est en utilisant ce titre du poète Francis Ponge que je commence ce petit texte. Dans un pays où la liberté d'expression est de plus en plus remise en cause, cette rage doit absolument prendre de l'ampleur. C'est pourquoi je profite du temps libre que m'offrent les vacances pour coller des affiches pour appeler les citoyens à s'exprimer au sujet de la privatisation de l'aéroport de Paris, pour signaler les dangers du glyphosates et dénoncer l'impunité dont bénéficient les proches du président Macron (sauf de Rugy...)

Hier soir donc, vers 23 heures, rue du général Leclerc à Amiens, je colle sur des panneaux en bois d'un immeuble en rénovation. Tout le monde y colle, les partis politiques pendant la campagne des élections européennes et les inévitables publicités pour les spectacles (qui alimentent les caisses d'Amiens-Métropole). Donc, rien de grave... Sauf que deux policiers municipaux arrêtent leur voiture pour nous demander nos papiers, à mon compagnon de collage et moi. Je veux savoir le motif : «affichage sauvage». Je fais valoir que la mairie ne respecte pas elle-même la législation : elle commence seulement à mettre en place des panneaux d'affichage libre. En effet, les élections municipales ont lieu dans quelques mois, le couple Fouré-Gest ne veut pas qu'on lui reproche son manque de respect de la démocratie locale alors qu'il a tout laissé à l'abandon pendant les années !

Donc, les policiers municipaux vont écrire leur rapport. Je risque une amende, évidemment... Pour le respect de l'égalité, il faudrait que cette amende s'applique à tous ceux qui ont collé à cet endroit.

Et les panneaux d'affichage libre sont destinés à l'expression de chacun sans qu'il y ait de but lucratif. Pourquoi la mairie laisse-t-elle donc les sociétés qui organisent des spectacles les utiliser ? Pour les raisons suivantes :

  • Amiens-Métrople touche une partie de l'argent venant de la fréquentation du Zénith.

  • Il est bien commode de recouvrir tous les deux jours (en moyenne) l'expression citoyenne avec des émanations superficielles de la société du spectacle. C'est une forme de censure qui ne dit pas son nom.

On pourrait inventer un système où des panneaux sont destinés aux spectacles et d'autres exclusivement réservés à l'expression citoyenne. Cela existe dans d'autres communes.

Les élections municipales se profilent. Le couple Fouré-Gest tente de rattraper le temps perdu en ce qui concerne l'affichage libre. J'ai déjà eu, ainsi que Fabienne Debeauvais, une amende lors des dernières élections municipales. Cela recommence. Décidément, en ces temps de monarchie macronienne, la censure est de plus en plus à la mode...

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