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Le blog de Cédric Maisse
Articles récents

Jean-Claude Renaux, le big brother de Camon

9 Juillet 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

 

Nous venons d'apprendre dans le Courrier picard de ce jour que le maire PCF de Camon a décidé l'installation de 22 caméras de vidéosurveillance dans « sa » commune pour un coût de 334 000 euros ! Ces caméras pourront lire et enregistrer les plaques d'immatriculation. Il veut nous faire croire que la vie privée sera préservée grâce à un masque qui sera automatiquement mis en place si jamais la caméra pointe vers la propriété de quelqu'un.

Le maire de Camon sait-il que ses « camarades » communistes luttent contre cette grave remise en cause des libertés publiques ? Il suffit de chercher sur internet et on trouve facilement : Mantes-la-Jolie, Saint Quentin, Lavaur, Epinal et Paris ! La vidéosurveillance est très chère et inefficace !

Jean-Claude Renaux respecte plus l'idéologie sécuritaire du très droitier Alain Gest plutôt que de défendre les libertés publiques. Il utilise l'argument lamentable du conformisme : Amiens, Rivery, Cagny ont choisi de développer la vidéosurveillance donc il fait pareil pour sa commune... Plutôt que de garantir la tranquillité publique en développant la présence humaine, il préfère investir dans des caméras qui vont surveiller TOUT LE MONDE laissant ainsi penser que chacun est un délinquant en puissance. La façon dont J.-C. Renaux se représente le monde est inquiétante : il croit à l'objectivité des caméras, des logiciels et de la technologie. Il contribue au contrôle généralisé de la population avec l'inquiétante instauration du croisement des données collectées sur les téléphones, internet et les vues enregistrées par les caméras.

Nous sommes sûrs que les 334 000 euros dépensés pour ce projet antisocial auraient pu servir à soutenir des associations qui ont besoin de cet argent pour animer la vie de Camon.

J.-C. Renaux est adhérent au PCF mais est-il encore communiste car ses regards sont constamment tournés vers son cher président d'Amiens-métropole Alain Gest ou bien vers le parti socialiste avec son alliance aux élections législatives de 2017.

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FRANCE INSOUMISE AMIENS COMMUNIQUÉ DE PRESSE

2 Juillet 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

Née il y a moins de trois ans, la France Insoumise entend porter l’espoir d’une société qui ne se résigne pas à ce que la loi du profit soit la seule boussole.

Parce que l’alternative entre intérêt général et libéralisme est aujourd’hui au cœur des choix d’une municipalité, la France Insoumise à Amiens entend prendre toute sa place dans les élections de mars 2020. Ou, plutôt, mettre tout en œuvre pour que les Amiénoises et Amiénois y tiennent toute leur place.

Nous voulons contribuer à construire sur des bases claires une dynamique majoritaire inscrite dans la durée.

Les ateliers participatifs initiés par Picardie Debout le 23 juin dernier constituent une avancée certaine.

Dans ce temps de construction collective qui s’ouvre, nous souhaitons mettre aujourd’hui en débat, sans droits d’auteur, nos axes prioritaires pour :

Une Ville Démocratique

Une Ville Solidaire,

Une Ville qui s’engage pour la Règle Verte,

Avec une seule ambition : qu’une large majorité de celles et ceux qui font et sont Amiens construisent leur avenir…en commun.

TOUTES ET TOUS SONT INVITÉS A EN DÉBATTRE :

VENDREDI 5 JUILLET À PARTIR DE 19H

SALLE Maurice HONESTE

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Droit de réponse à l'article du Courrier picard du 24 juin 2019

24 Juin 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

Depuis des semaines, j'envoie des communiqués à la presse concernant l'actualité des transports collectifs dans notre ville d'Amiens. En effet la gratuité des bus a pris fin le 16 juin dernier. Nous souhaitons que cette gratuité perdure au moins jusqu'aux prochaines élections municipales. De plus le réseau et les bus posent de graves problèmes aux usagers en terme de déplacement mais aussi de confort... Tout cela ne retient pas l'attention des journalistes du Courrier picard.

En revanche, je n'ai fait aucun communiqué concernant l'initiative du 23 juin 2019 de François Ruffin au nom de je ne sais quel collectif de la France insoumise. D'ailleurs, tous les communiqués sont publiés sur mon blog. Et, avant de publier quoi que ce soit, il est très facile de me téléphoner pour savoir si j'en suis la source, c'est ce que faisaient les journalistes du Courrier picard il y a encore peu de temps....

Chacun sait que notre groupe d'action, l'Aube nouvelle, a participé à toutes les campagnes de la France insoumise sur Amiens des élections présidentielles jusqu'à celles des européennes.

A l'échelle nationale, la France insoumise est secouée par de vifs débats voire des polémiques. Nous ne souhaitons pas que cette atmosphère gagne l'échelon local. Nous n'avons aucun intérêt à cela. Si nous analysons les résultats des dernières élections législatives, la France insoumise cumule, avec ses deux candidats des premières et deuxième circonscriptions (F. Ruffin et moi même) 19 % des voix sur Amiens, ce qui ouvre des perspectives prometteuses pour les prochaines élections municipales.

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La question de la gratuité et, donc, de la solidarité doit être au centre de la future campagne municipale à Amiens

23 Juin 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

La gratuité du bus sera l’un des enjeux majeurs des élections municipales d’Amiens en 2020. L’ « Aube nouvelle » s’engagera pleinement dans la prochaine campagne électorale pour que cette idée, qu’elle préconisait déjà lors des précédentes élections de 2014, se concrétise enfin pour les Amiénoises et les Amiénois.

Cette mesure, déjà instaurée dans une quarantaine de communes et agglomérations en France, dont Dunkerque, Niort, et sérieusement étudiée à Clermont-Ferrand et Paris, est en effet un atout pour lutter contre la pollution et préserver l’environnement. De même, elle est source d’attractivité pour l’agglomération et de gains de pouvoir d’achat pour les habitants.

C’est pourquoi on peut s’étonner que, dans l’agitation politicienne actuelle qui voit se déclarer une foule de candidats potentiels à la mairie d’Amiens, très peu ne réclame la prolongation du test de la gratuité des bus comme le souhaite l’ « Aube nouvelle ».

Pourtant, les Amiénois le veulent et les premiers chiffres montrent qu’elle a généré une hausse de la fréquentation. Mais on sait aussi que, pour changer les habitudes en matière de déplacements, il faut du temps. D’où l’intérêt de poursuivre la gratuité des bus jusqu’en mars prochain, ce qui permettra à la future équipe municipale de prendre une décision en toute connaissance de cause.

De plus, la canicule annoncée cette semaine, risque fort de s’accompagner, comme souvent, d’une dégradation de la qualité de l’air. Raison de plus de maintenir la gratuité pour encourager les automobilistes à changer de mode de transport.

La canicule sera aussi l’occasion de mesurer les capacités des bus Nemo. Comme leurs fenêtres ne s’ouvrent pas, il faudra mettre la climatisation pour y supporter la chaleur. Espérons que cela n’affectera pas leur autonomie électrique pour effectuer correctement leurs trajets.

 

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Bus gratuit à Amiens : on doit continuer !

16 Juin 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

Triste 17 juin. Alors que des milliers d’Amiénois ont plébiscité la gratuité du bus, l’équipe Fouré-Gest y met fin après à peine un mois d’essai. Pour la mairie, ce n’était qu’une opération pour faire avaler les dysfonctionnements des bus électriques et faire oublier les changements de la nouvelle tarification qui conduiront certaines personnes à payer plus !

Pire, on a choisi le jour de bac pour rétablir la tarification alors que les jeunes sont ceux qui ont été les plus enthousiastes pour cette gratuité.

C’est pourquoi l‘ « Aube nouvelle » appuie la demande des usagers de poursuivre cette gratuité afin de l’instaurer définitivement.

Dans ce cadre, elle va mener une campagne en ce sens en allant à la rencontre des habitants de différents quartiers d’Amiens dans les prochains jours.

Car la gratuité, c’est écologique en favorisant les déplacements en bus et c’est aussi une source de gains de pouvoir d’achat pour les habitants et d’attractivité pour les entreprises.

L’ « Aube nouvelle » avait initié cette idée de gratuité des bus à Amiens lors des élections municipales de 2014 avec une pétition signée par plus de 7000 personnes. Les élections de 2020 seront l’occasion de la concrétiser enfin, en élisant un nouveau maire favorable à ce projet. L’ « Aube nouvelle » y contribuera.

 

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Pour la gratuité permanente des bus à Amiens

15 Mai 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

Les bus sont gratuits sur tout le territoire d'Amiens-métropole depuis le 11 mai. L'équipe de l'Aube nouvelle s'en réjouit. C'est, en partie, le résultat de notre campagne, persistante et régulière, entamée dans notre ville en 2013 en faveur de la gratuité de ce moyen de transport. Rappelons que nous avons axé notre campagne municipale autour de ce thème en 2014 ce qui avait conduit le duo Fouré-Gest a promettre une gratuité partielle. Nous avions récolté à ce moment près de 7000 signatures sur la pétition réclamant la gratuité totale des bus. La municipalité actuelle tient compte de ce résultat mais elle perçoit aussi que cette mesure sociale et environnementale est de plus en plus populaire ailleurs en France.

Seulement la droite n'oublie jamais son fond politique : elle a supprimé la gratuité pour les jeunes, les seniors ou les chômeurs. Elle a établi un tarif selon la situation sociale. Cela va compliquer inutilement le travail des agents qui vont devoir accumuler les dossiers pour établir des seuils de prix... Et surtout, cela oblige des personnes à signaler les conditions financières dans lesquelles elles vivent, ce qui a tout de même un côté humiliant. Le contrôle, toujours le contrôle, une obsession bien caractéristique de la droite. Gratuité et générosité ne font pas partie de son vocabulaire. Elle conçoit la gratuité comme une compensation aux désordres techniques du lancement du bus à haut niveau de service et comme un « cadeau » pour l'inauguration de ce nouvel équipement de transport afin de redorer un peu son image à un an des élections.

Enfin, nous demandons que la gratuité soit totale et permanente !

Que se passera-t-il le 17 juin ? Les contrôleurs vont-ils revenir en nombre dans les bus pour verbaliser ? Comment justifier que ce qui est valable un mois ne l'est plus le suivant ? Le duo Fouré-Gest a privilégié le coup politicien démagogique (il avait, au contraire, envisagé d'augmenter les tarifs en juillet 2019 !) en se contentant d'une gratuité pour un mois et ensuite pour le seul jour du samedi...

Il faut aller au bout de la logique : gratuité entière et complète tout le temps !

 

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POUR un enseignement de qualité au collège Jules Verne de Rivery

5 Février 2019 , Rédigé par Cédric Maisse

Lors du conseil d'administration du lundi 4 février, la motion suivante a été approuvée par ses membres (détail du vote 18 POURS, 4 ABSTENTIONS) :
"Comme de nombreux collèges de la Somme, notre établissement connaîtra à la rentrée 2019 une hausse d’élèves par classe sans que des moyens d’enseignement suffisants soient octroyés pour y faire face.
Ainsi, toutes les divisions de 6ème seront à 30 et nos 5ème à 28.
Dans ces conditions, les personnels seront empêchés d’accomplir leurs missions, de faire progresser individuellement et collectivement leurs élèves, en fonction de leurs besoins scolaires, leurs besoins d’attention, et d’aménagement.
Comment créer et conserver un climat serein dans les classes, en entassant les élèves comme des sardines ?
Cette 1ère cohorte de 6ème à 30 est inacceptable, et le moins que l’on puisse faire est de montrer notre désaccord en ne votant pas la répartition de la Dotation Horaire Globale proposée, qui malgré sa cohérence et ses choix, ne peut que rester enfermée dans un nombre de divisions insuffisant.
Nous demandons au Dasen l’ouverture d’une classe en 6ème, sans condition."
 
La Dotation horaire golbale a été repoussée 14 CONTRES, 4 ABSTENTIONS ET 8 POURS
 
Le but est essentiellement d'attirer l'attention sur le fait que l'Etat envisage de nous convaincre d'avoir 30 élèves par classe en sixième. Il y a même un risque pour le niveau troisième. En effet, Monsieur robinet a émis une prévision de 152 élèves en 3ème, ce qui a été accepté par le DASEN, mais s'il manque les deux élèves fatidiques, on risque de perdre une classe !
 
Nous avons insisté sur le fait qu'il existe des moyens financiers dans notre pays. L'évasion fiscale est passée de 80 milliards d'euros à 100 milliards en 2018. Cela représente une somme de 14 millions d'euros que l'on pourrait consacrer à chacun des 7100 collèges du pays. Le quinquennat annoncée nous présente une suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, et 50 000 dans la fonction publique d'Etat. Pour l'Education nationale, on prévoit 2600 postes supprimés pour 40 000 élèves en plus. Il est logique que le nombre d'élèves moyen par classe augmente partout… Mais cette logique est irrationnelle. Les besoins existent et les moyens aussi. Pourquoi nous demander sans arrêt de faire des économies, jusqu'à la moindre photocopie ?
D'autre part, on nous demande de plus en plus de pratiquer une pédagogie différenciée mais cela devient de plus en plus difficile si on nous impose 30 élèves par classe. Ne serait-ce que les salles qui ne pourront plus accueillir tous ces élèves en plus des AVS….
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GILETS JAUNES ET GARDE-À-VUE (un week-end particulier à Amiens)

29 Décembre 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

Ce samedi 22 décembre 2018, je suis arrivé vers 15 heures à la place de la gare. Je n'avais pas spécialement prévu de venir au rassemblement des gilets jaunes, car nous devions tenir, comme tous les samedis, une permanence de la France insoumise dans notre local du 23 rue Allart à Amiens.

Je rejoins donc le rassemblement à vélo. Tout est calme.

Le cortège part vers le mail Albert 1er pour en rejoindre un autre qui venait de la Hotoie. La rue des otages est bloquée.

La manifestation retourne donc vers la place de la gare.

Là quelques policiers bloquent l'accès au marché de Noël.

Les autorités veulent visiblement préserver la «joie» consommatrice des fêtes de fin d'année.

Tout reste calme pendant une demi-heure. Pas de sono, quelques chants et un petit mégaphone pour donner un peu d'atmosphère joyeuse.

Et puis il y eut les premiers tirs de grenades lacrymogènes. Les projectiles retombaient régulièrement sur le carrefour de la gare. Les gens s'éloignaient.

Les esprits ont commencé à s'échauffer et les insultes à pleuvoir sur la police.

On percevait déjà bien la disproportion : d'un côté les jets « légaux » de grenades, de l'autre des injures...

Des manifestants ont commencé à renverser un panneau sur la chaussée.

Je ne sais que faire de mon vélo. Où l'attacher ? Il m'encombre d'autant plus que les grenades lacrymogènes éclatent non loin de moi...

La police charge plusieurs fois et finit par occuper la place de la gare tandis que les manifestants descendent le boulevard d'Alsace-Lorraine. Ils placent des plots de plastique de chantier au milieu de la rue. Certains détruisent à coups de barre de fer des horodateurs. Je pense alors à mes tracts dénonçant le stationnement résidentiel payant et à la volonté de la mairie de remplir les caisses que l'État lui vide sans arrêt... Casser un horodateur semble donc moins délirant qu'instaurer un péage pour utilisation de l'espace public.

A l'entrée de la rue du port d'amont, les manifestants barrent la route avec des barrières de chantier. Le rang constitué au maximum d'une cinquantaine de policiers s'arrête. La commissaire semble faire des sommations avec son mégaphone mais on n'entend rien. Sans doute fait-elle cela pour respecter la procédure....

Tous les vingt mètres, une nouvelle barricade est improvisée.

De grands conteneurs cubiques servant à collecter le verre usagé sont renversés. Quand la police franchit l'obstacle précédent, elle se retrouve sous une pluie de bouteilles, ça éclate partout sur le goudron.

Dans le quartier Saint-Leu, tout s'affole. Les policiers chargent en hurlant comme peuvent le faire des gosses dans une cour de récré. Ils courent parfois sur 300 mètres (ça doit être le maximum pour eux....) ou bien ils marchent au pas en frappant leur bouclier de leur matraque comme les légionnaires romains le faisaient avec leurs glaives du temps de la guerre des Gaules pour, par le rythme du bruit, impressionner leurs ennemis.

On s'aperçoit vite que la Préfecture n'a rien planifié. Les voitures continuent d'arriver au milieu des manifestants qui les avertissent qu'ils ne pourront pas aller plus loin et qui, aussitôt, les aident à faire demi-tour. Tension et panique ne font que croître.

Les fumées des lacrymogènes sont repoussées par le vent sur la police elle-même qui finit par comprendre qu'elle doit cesser le feu.

Des grenades tombaient même sur les capots des voitures.

Un gilet jaune reçoit un projectile dans le dos. Il est emmené à l'abri dans un bar tout proche.

La nuit tombe.

Le cortège arrive à la place Vogel et entre dans la rue du général Leclerc. Il y a des voitures partout, c'est l'heure de pointe. Aucune gestion du flux routier.

Les policiers ne peuvent pas charger au milieu des voitures en mouvement, c'est bien trop dangereux. Ils n'ont rien anticipé du tout. C'est sûrement pour cette raison qu'il y aura autant d'interpellations (vingt-six annoncées en fin de journée) afin d'essayer de faire oublier cette impéritie...

Sur l'esplanade Branly, c'est un déluge de grenades. Le cortège se disloque, ça part dans tous les sens. Je ne vois pas à temps qu'une colonne de fumée se déploie derrière moi. Je respire involontairement une grosse bouffée de gaz. Ma trachée se met à brûler. J'ai du mal à respirer. Un manifestant, équipé d'un casque sur lequel est écrit secours, me propose de l'eau ou du sérum physiologique. De l'eau. Il me tend une bouteille. Vide ! Je vais devoir me remettre tout seul...

Quelques instants plus tard, un manifestant m'accuse d'être des renseignements généraux (RG) parce que j'aurais fait, selon lui, des signes à la police en utilisant mon téléphone portable. Plus je proteste contre cette accusation, moins on me croit.

Dans la rue de Paris et à l'entrée de la rue Saint-Honoré, des manifestants veulent s'en prendre à moi en poursuivant ces accusations absurdes. C'est alors qu'intervient un ancien élève qui leur dit :

« - Mais non, c'est mon ancien prof d’histoire-géo ! »

Heureusement car je crois que certains étaient prêts à me frapper.

Cette soudaine violence s'explique par l'affolement généralisé : la police est en train de nous nasser. Elle bloque le bas de la rue Saint-Honoré tout en la barrant au-dessus de nous à l'angle de la rue Pagès.

Je ne sais pas quoi faire pour sortir du piège.

Je m'isole et me retrouve seul sur le trottoir.

Je n'ai pas de gilet jaune. C'est ce que l'on me reprochait cinq minutes auparavant.

Un CRS vient finalement vers moi. Il est énervé. Il exige que je montre mes poches.

Et c'est là que je me rends compte que j'ai fait une bêtise. J'avais ramassé un résidu de grenade pour le garder à des fins documentaires tout comme on peut conserver une tête d'obus de la première guerre mondiale.

Le CRS voit ça et m'accuse tout de suite de m'en être servi comme projectile. Je lui réponds, au contraire, que cet objet leur appartient et que je n'ai fait que le ramasser.

Il me décrète en état d'arrestation. Je dois m'asseoir avec d'autres interpellés sous un porche.

Comme je m'ennuie, je sors le Canard enchaîné. J'ai du mal à me concentrer pour lire vraiment. Je me donne alors une sorte de contenance pour m'abstraire de tout cela. Pas évident quand on vient d'assister à de violentes arrestations...

Contrôle d'identité.

Je suis le seul à avoir des papiers.

Un policier annonce alors qu'une déclaration orale entraîne une vérification qui pourrait durer quatre heures. Une garde-à-vue n'était pas forcément prévue...

Mais ça se durcit. La commissaire arrive et nous signifie que nous sommes arrêtés pour «attroupement armé». Je conteste cette qualification, elle me répond sèchement que c'est comme cela !

On me met les menottes et on me charge dans une voiture de police en compagnie d'un gilet jaune. Le conducteur nous lance :

« - J'espère que vous n'aviez rien de prévu pour ce soir... »

Et c'est parti. La voiture remonte rapidement la rue Saint-Honoré. Une fois arrivée au premier croisement, le gyrophare et la sirène se mettent à hurler. Effet magique : les voitures s'arrêtent ou se rangent sur le côté.

Les policiers engueulent copieusement les automobilistes qui ne s'écartent pas assez vite ou qui continuent leur route comme si de rien n'était.

On se gare dans la petite cour du commissariat. On entre dans le bâtiment sécurisé. Je me retrouve dans un couloir en compagnie d'une bonne vingtaine de personnes et on attend encore du monde... On me retire les menottes. On vérifie encore mon identité. Des fiches se sont substituées les unes aux autres.

On me prend en photo avec une feuille de papier sur laquelle on a écrit vite fait mon nom. Puis c'est la fouille. Deux policiers m'emmènent dans un bureau où, me disent-ils, cette fouille ne devrait pas en principe avoir lieu. Je retire, après avoir vidé tout le contenu de mes poches, tous mes vêtements sauf mon caleçon. Je dois retirer les lacets de mes chaussures, ma ceinture et ôter mes lunettes (c'est bien cela le plus gênant pour la suite).

On me fait entrer en cellule. On m'accueille avec des : « Ah, le prof d'histoire-géo ! »

Nous sommes dix en tout dans une cellule de 9 m2. Il ne faut pas être claustrophobe dans une pièce ne comportant que deux bancs en béton et deux pauvres petits matelas (dont un complètement écrasé) pour tout le monde. Les murs sur lesquels on a gravé plein de graffiti sont blancs. On se croirait dans les geôles du beffroi. Embastillés... D'ailleurs, le policier qui s'occupe des gardés-à-vue est nommé «geôlier».

Drôle de métier. Ouvrir et fermer des portes, apporter à boire dans un gobelet en plastique en précisant bien qu'il faut le garder (pour faire des économies?), escorter des gardés-à-vue aux toilettes...

La procédure, la toute sainte procédure entraîne des absurdités. Un compagnon de cellule, un Géorgien, porte des lunettes. Je lui fais remarquer ce privilège. Il en a eu besoin,dit-il, pour signer un papier et on a oublié de les lui retirer. Quand il va aux toilettes, le geôlier s'en aperçoit. On les lui enlève mais sans remarquer qu'il a gardé ses chaussures à lacets remises pour aller aux W.-C. Dans la nuit, le chef de section, s'étant aperçu que trois gardés-à-vue avaient leurs chaussures à lacets, vient déranger tout le monde. Procédure, procédure !

Avant la mise en cellule, on nous fait lire un papier et on nous demande si on veut voir un médecin et un avocat. Le médecin, je n'en ai pas besoin mais je décide de faire appel à un soutien juridique. Comme je n'ai pas de noms en tête, je recours à un commis d'office. Mes compagnons de cellule prétendent que cela retardera mon audition et, donc, ma remise en liberté. Tant pis. On a des droits, il faut en user. Il s'avère que cela ne retarde rien du tout.

La police fait courir cette rumeur pour son confort. L'avocate, qui est venue m'assister, m'a assuré qu'elle a deux heures pour venir et que, de toute façon, nous sommes retenus pour vingt-quatre heures...

En pleine nuit vient l'audition. Auparavant, je vois l'avocate, un peu de réconfort pendant l'entretien. L'officier de police judiciaire (OPJ) me fait décliner avec précision mon identité pour remonter jusqu'à mon service militaire. Il m'interroge sur le déroulé de ma journée. J'explique simplement que je suis venu pour manifester et témoigner. Deux questions me paraissent abusives :

«- Avez-vous déjà manifesté avec les gilets jaunes ?

- Avez-vous été manifester à Paris ? »

Il y aurait donc un facteur aggravant à avoir déjà manifesté ? Être allé à Paris enclencherait-il un complément d'enquête pour tenter de savoir si je n'ai pas eu un comportement inadéquat là-bas ?

Je dis aux deux inspecteurs que tout cela donne une bien mauvaise image de la justice en France et qu'en tant que professeur d'éducation civique, je témoignerai de cela. L'un deux se rebiffe en me disant que je n'ai pas à faire cela, que je ne suis pas professeur de droit. Je lui réponds que la justice est au programme de 4ème.

On m'ordonne d'allumer mon portable. Je demande à l'avocate si c'est bien légal. Elle acquiesce. Celui-ci une fois ouvert, le policier compte soixante-seize photos et vidéos, ce qui va dans le sens de mes déclarations mais je crains qu'il exploite les images que je n'ai pas pu trier pour les utiliser contre des tiers.

Bon, je signe le compte-rendu en rappelant bien que la manifestation est un droit constitutionnel.

Retour en cellule.

La nuit est longue surtout vers trois, quatre heures du matin. Je comprends que l'on puisse perdre la raison à force d'être enfermé. On étouffe. Et ces portes qui grincent, et cette soufflerie de la climatisation. Certains dorment sur le sol en béton, emmitouflés dans des couvertures de survie. Impossible de dormir.

C'est bien une punition, alors que la garde-à-vue est normalement une mesure destinée à faire cesser un délit ou à permettre une enquête en empêchant la personne arrêtée de communiquer avec l'extérieur.

Il me vient à l'idée qu'en rendant les cellules inconfortables on décourage les sans-abris de se faire arrêter pour passer une nuit au chaud. Tout cela est indigne.

Deux rassemblements ont eu lieu devant le commissariat, le samedi soir et le dimanche matin. À un moment, j'ai pu entendre le fameux « Libérez nos camarades ! » . La solidarité, ça réconforte !

Dans la matinée du dimanche, une inspectrice fait l'inventaire de mes affaires. Il est temps, juste quelques heures avant ma libération...

Je suis KO.

On met mon téléphone portable sous scellés parce que la police n'a pas le câble qui permet de l'ouvrir...

Vers midi, on annonce des libérations. Deux d'entre nous s'en vont. Puis vers 13 heures c'est mon tour.

Le comité d'accueil réchauffe le cœur. On me demande plein de choses : ce que l'on nous reproche, qui est encore dedans, qu'il faut envisager de bien se défendre pour la suite...

Il y a de réelles inégalités devant la loi. Dans ma cellule, des jeunes semblaient ne pas comprendre la gravité des faits que l'on pouvait leur imputer. On aurait cru qu'ils faisaient juste des heures de colle comme au collège. Un avocat ne leur semblait pas nécessaire, j'espère qu'ils ne vont pas trop souffrir de cette criminalisation croissante de l'action collective.

Notons que Madame Fouré, maire d'Amiens, a tout de suite voulu porter plainte contre les gilets jaunes pour des dégradations qu'elle estime elle-même limitées. Quand il s'agit des manifestations organisées par les agriculteurs de la FNSEA qui salissent les rues de notre ville, elle ne réagit pas..

La droite amiénoise se fait l'auxiliaire de la matraque et des injustices fiscales.

 

Cédric Maisse

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Sur la sempiternelle hausse des tarifs de l'eau à Amiens

24 Décembre 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

Nous apprenons dans le Courrier picard d'aujourd'hui que Colette Finet, vice-présidente d'Amiens-Métropole PCF, a fait voter encore une fois l'augmentation du tarif de l'eau tout comme elle le faisait du temps où la « gauche » unie gérait notre collectivité. Comme par le passé, elle justifie cette hausse par une contrainte imposée par l'agence de l'eau. C'est toujours la même rengaine quand il s'agit de mesures impopulaires : ce n'est pas la faute des élus mais des institutions diverses et variées... On se demande bien pourquoi ces élus veulent exercer un mandat si c'est pour refuser d'assumer des décisions qui leur reviennent tout de même au final. Madame Finet a procédé de la même manière avec sa tentative d'implantation d'une usine d'enrobés dans sa commune. Ce n'est jamais de sa faute, cela vient toujours d'ailleurs !

Le plus ironique là-dedans est que le PCF d'Amiens mène depuis des mois une campagne sur le thème d' « Amiens, une ville trop chère ». On attend avec impatience un communiqué du PCF dénonçant cette augmentation du prix de l'eau.

Quant à nous, nous proposons que les premiers mètres cube d'eau soient gratuits car c'est une denrée indispensable à la vie. De plus, nous voulons que le prix de l'eau soit progressif et non dégressif comme aujourd'hui. En effet, en ce moment, plus on consomme d'eau, moins on paie. L'idée est d'inverser cette logique afin que l'on économise cette ressource vitale. Nous suggérons à Madame Finet et à son chef, le très droitier Alain Gest, de faire des investissements conséquents pour mettre fin aux trop nombreuses fuites qui caractérisent le réseau de distribution de l'eau sur le territoire d'Amiens-Métropole.

 

Cédric Maisse,

au nom de l'Aube nouvelle,

journal communiste amiénois.

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Sur les dépassements du budget prévisionnel de l'Université à la citadelle d'Amiens

5 Décembre 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

L’installation de l’Université à la Citadelle est un dossier contre lequel je me suis toujours opposé quand j’étais conseiller municipal jusqu’en 2014.

A l’époque déjà, mon groupe et moi, Communistes en action, dénoncions les insuffisances du projet :

  • un équipement sous-dimensionné, avec un manque de places qui fait qu’il est aujourd’hui saturé à peine inauguré

  • une insuffisance de places de stationnement qui a conduit à imposer aux habitants des quartiers Saint-Pierre et Saint-Maurice le stationnement résidentiel, les obligeant à payer pour pouvoir espérer se garer près de chez eux, sans pour autant résoudre les problèmes de stationnement et de circulation

  • l’absence d‘installations d’accompagnement de la vie étudiante telles que restaurants et résidences universitaires, ce qui dénature progressivement les quartiers avoisinants en multipliant notamment la division des maisons amiénoises et en favorisant les marchands de sommeil

Aujourd’hui, c’est la facture de ce projet qui ne cesse de s’alourdir, confirmant là encore mes propos d’alors en conseil municipal sur l’aspect pharaonique (118 millions d’euros) et démesuré de cette construction, porté par les municipalités successives de Monsieur de Robien et de Messieurs Demailly-Lessard, dont certains responsables et soutiens de cette opération (Mesdames Lion-Lec, Lepresle et Messieurs Lessart et Beuvain notamment) sont toujours élus.

Déjà, les habitants d’Amiens Métropole ont dû dernièrement payer seuls 11 millions d’euros de surcoûts pour les travaux, un risque qui n’avait pas été budgétisé par l’équipe Demailly-Lessart, pas plus que par celle Fourré-Gest !

Et aujourd’hui, la Métropole nous annonce que les Amiénois devront sans doute payer une somme au moins équivalente (12 millions possibles), simplement parce les entreprises ont dû prolonger leur présence car leurs travaux n’ont pu être terminés dans les délais et que certains ont duré en raison de malfaçons ! Un scandale !

Résultat : l’Université à la Citadelle est un projet qui bouleverse la vie de milliers d’habitants de Saint-Pierre et Saint-Maurice en leur apportant essentiellement des nuisances, et en plus, pour cela, ils doivent, comme les autres Amiénois, en payer la facture au prix fort.

Nombre d’habitants nous font part de leur colère. Avec eux, nous dénonçons l’irresponsabilité et la gestion catastrophique de ce dossier par les élus actuels et anciens. Et, comme le fait Macron, c’est toujours aux citoyens de base que l’on demande de payer l’addition et les erreurs de quelques notables loin des réalités du terrain.

Nul doute qu’ils sauront leur rappeler en 2020, au moment du bilan de leurs mandats.

Contact : Cédric MAISSE, ancien conseiller municipal d’Amiens.

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