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Le blog de Cédric Maisse
Articles récents

Point 38 du conseil municipal du 25 juin 2009 – Installations classées SA IDEX Environnement Picardie. Autorisation d’épandre des jus excédentaires. Avis.

10 Juillet 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

Cédric Maisse :
Sur cet avis il faut quand même peser le pour et le contre parce que j'ai lu avec attention le rapport du commissaire enquêteur et il y a quand même des oppositions :
- l'oppositon des éleveurs d'Argoeuves sur cet épandage.
- il y a eu le vote d'oppositon de la commune de Guignemicourt.
Tout cela à cause de la présence de métaux lourds comme le cadmium ou le mercure...
Alors, pour le pour, il y a certes beaucoup de précautions qui ont été prises. Il y a eu beaucoup d'analyses. Il y a un luxe de précautions qui sont prises par rapport aux pentes, aux distances pour éviter qu'il y ait une contamination dans les cours d'eau. On considère que ces jus sont des fertilisants conformes aux normes définies par le Grenelle de l'environnement
Mais il y a aussi un problème dans la succession des épandages qu'il peut y avoir c'est-à-dire qu'il y a celui-là qui peut intervenir mais d'autres peuvent intervenir ensuite et, là, on en arriverait à dépasser ces normes par entassements successifs des épandages.
Je rappelle qu'il y a un principe de précaution qui est inscrit dans la constitution et que la Picardie fait partie des régions les plus polluées de France par les nitrates. Et comme le dit, à un moment, quelqu'un dans le rapport, on peut éviter d'en rajouter...
J'avais juste une question : est-ce que l'on fait payer aux agriculteurs les épandages qui vont être faits ?

François Cosserat nous expose alors un calcul "savant" pour nous démontrer que la pollution est négligeable et qu'il faudra 6 millions d'années pour qu'elle soit effective.

3 votes d'abstention : Fabienne Debeauvais, Helena Loew et Cédric Maisse.
ADOPTE
Le Maire ne peut s'empêcher de persifler en commentant notre vote :
"- Prudents pour 6 millions d'années, c'est bien..."

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Point 10 du conseil municpal du 25 juin 2009 Ecoles privées. Participation communale pour le fonctionnement.

10 Juillet 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Helena Loew :


La participation de la municipalité aux dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat est identique à celle versée l’année dernière. Cela ne me paraît pas logique avec l’engagement que nous avions pris, ici même, l’année dernière, de diminuer progressivement ce versement.


Par ailleurs, cette contribution est établie par référence au coût moyen d’un élève scolarisé dans l’enseignement public, or, nous ne connaissons pas ce coût. Il ne nous a pas été indiqué dans la délibération. De la même façon nous n’avons pas d’information sur le nombre d’élèves scolarisés dans ces écoles.


En ce qui concerne les écoles maternelles, selon la loi cette prise en charge est facultative, donc, nous pouvons mettre fin à cette participation, même si l’ancienne municipalité le faisait.


Par exemple, une proposition, nous pourrions augmenter le crédit de fournitures pour les écoles maternelles publiques avec cet argent puisque nos écoles maternelles ont un crédit inférieur à celui des écoles primaires alors qu’aujourd’hui la dépense pour le matériel des enfants (crayons, feutres...) est extrêmement élevée pour ces écoles maternelles. Donc on aurait pu faire bénéficier ces écoles maternelles d’une augmentation de leur crédit.


Enfin, nous n’avons pas augmenté, cette année, les crédits de fournitures scolaires pour les écoles publiques d’Amiens, cela aussi cela ne plaît pas à beaucoup d’instituteurs que j’ai pu voir, par contre les livres scolaires, les cahiers eux sont beaucoup plus chers, il suffit de faire les comptes, on voit qu’il y a des augmentations : 3, 2 ou 4 %. Eventuellement, au mois de septembre, il y aura une petite augmentation, le problème est que les commandes se font maintenant !! Cela veut dire que les professeurs des écoles ne pourront pas acheter aujourd’hui la même quantité de matériel que l’année dernière.


Nous accordons, depuis des années, des sommes d’argent à l’enseignement privé, qui auraient pu contribuer à une hausse de la qualité de l’éducation profitable au plus grand nombre.


Par conséquent je voterai contre cette délibération

3 votes contre : Fabienne Debeauvais, Helena loew, Cédric Maisse
ADOPTE

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Point 9 du conseil minicipal du 25 juin 2009 – Association Action Vérité. Groupe scolaire Schweitzer, rue René Coty. Convention de mise à disposition.

10 Juillet 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Helena Loew :

 A Amiens Nord, nous avons la chance d’avoir beaucoup d’associations qui jouent en rôle très important dans la mise en œuvre d’actions qui améliorent la vie quotidienne des habitants, que ce soit dans le social, dans l’éducation, la culture, la prévention, la lutte contre les discriminations….

 

Nous avons donc intérêt, à mon avis, à encourager le mouvement associatif, mais, il faut aussi de la cohérence dans notre politique associative et institutionnel dans ce quartier.

 Concernant l’association dont on parle aujourd’hui (l'association Action Vérité), je regrette ne pas avoir eu connaissance de son projet en amont. Aucun document ne nous a été fourni. Je pense qu’il aurait fallu plus de transparence.

 

Néanmoins, évidemment je voterai cette délibération, mais, dans un souci d’équité, je souhaite que la municipalité s’engage à prendre en charge les frais de loyers, d’eau, gaz, électricité et taxes diverses de toutes les associations sur Amiens et notamment qu’on essaie de trouver une solution aux problèmes de l’association bleu ciel qui se débat avec des manques de fonds assez importants et qui risque même de disparaître finalement. Et puis, Monsieur le Maire, ne me dites pas, s’il vous plaît, que je suis dans le monde merveilleux d’Amélie Poulain.


Monsieur le Maire:

Bien. Non,je ne vais pas vous répondre avec Amélie Poulain mais je vais dire qu’effectivement, j’ai laissé évidemment sur la question qui a été posée mais dire que l’on peut s’engager en conseil municipal à donner les locaux et les budgets nécessaires à toutes les associations en fonction de leur demande, je pense qu’effectivement ce n’est même pas le monde d’Amélie Poulain. Donc, voilà... Non, je crois véritablement, on sait très bien que les demandes, on ne peut jamais les satisfaire, que les budgets sont forcément limités et que donc je ne prendrai pas l’engagement de donner des locaux gratuits, de les loger et les subventions qu’elles souhaitent d’autant plus qu’un certain nombre d’associations ont des difficultés et, effectivement, elles se tournent vers la municipalité pour avoir des aides complémentaires. Ce que nous avons fait sur un certain nombre d’associations

Nous avons augmenté le budget des associations que ce soit au niveau de la ville ou de la métropole mais quand les associations ont des difficultés c’est souvent quand elles perdent des subventions en matière d’emplois aidés de la part de l’État. Donc laisser entendre que l’on pourrait remplacer l’État dans son désengagement vis-à-vis d’un certain nombre d’ associations, ça, ce serait totalement démagogique de notre part car on serait tous ici incapables de faire face en matière budgétaire.

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Point 18 du conseil d'Amiens-Métropole du 19 mars 2009 – Missenard Quint B. Implantation sur le pôle Jules Verne. Aide à l’investissement immobilier.

2 Juillet 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Missenard Quint B a une activité dans le domaine du génie climatique. La société fut créée en 1845 et dispose actuellement de 24 sites et agences en France. Un petit centre d’activité existe d’ores et déjà à Amiens, rue Saint Honoré. La société souhaite le transférer, le développer et créer une véritable agence sur Amiens Métropole et plus particulièrement sur le pôle Jules Verne (ilot du bois planté) et permettra de créer 12 emplois.


Afin de mener à bien ce projet, le Conseil décide d’octroyer une subvention de 48.000 € maximum à l’entreprise Missenard Quint B en vue de créer sur le Pôle Jules Verne, un bâtiment de 780 m² sur une parcelle de 3 955 m².


Il sera pourvu à la signature d’une convention.


INTERVENTIONS :


M. Cédric MAISSE – Je voudrais faire une remarque sur le travail qui a été fait. Je trouve que c’est très bien que l’on ait pris en compte l’idée de contrôler un peu plus les subventions publiques qui sont données aux entreprises privées. Nous voyons bien la nature des emplois qui sont proposés, c’est-à-dire qu’avant on ne savait pas vraiment s’il s’agissait de CDD ou de CDI. Là, tout est bien noté, même les dates. Je trouve cela plutôt positif.

J’ai juste une petite réserve. Par exemple, je vois que le Conseil général a réduit sa subvention de 48 000 euros à 36 000 euros. Je pense que nous pourrions éventuellement baisser notre subvention pour la mettre sur d’autres activités, sur des subventions ou quoi que ce soit d’autre. Nous n’arrêtons pas de dire que le budget est très serré et je pense que nous pourrions tout de même réorienter les flux de subventions.

M. Jean-François VASSEUR – Deux choses. Tout d’abord, sur le principe des aides, toutes les conventions que nous avons annexées (aides à l’immobilier d’entreprise ou aides à l’emploi) lorsque nous étions sur une convention avec le Conseil régional ont toujours été entendues en contrat à durée indéterminée. Ce n’est pas une nouveauté. De la même façon, les délais, qui sont les délais à la fois du terme de leur création et du minimum de leur durée de maintien dans le temps, ont toujours été précisés par les conventions.

J’ajoute que, sur la dimension globale, j’ai proposé, en Commission de développement économique, la création d’un groupe de travail pour élaborer une nouvelle charte – je dirais – des aides accordées aux entreprises. Un certain nombre d’entre nous y participeront très rapidement. Nous aurons l’occasion de définir le montant. En l’état actuel des choses, le montant de l’intervention d’Amiens Métropole comme du Conseil régional est le montant maximum autorisé par la loi. Le Conseil général, dans un souci peut-être de multiplication de la possibilité de ses interventions, a réduit le montant de sa participation par emploi créé. C’est son affaire, on ne peut que s’y soumettre. Je pense qu’en mettant la participation en subvention d’Amiens Métropole et du Conseil régional au maximum de ce qui est autorisé par la loi, nous avons une obligation, bien évidemment, de sélection des entreprises. Les entreprises qui sollicitent des interventions de la part des collectivités territoriales sont nombreuses. Elles ne bénéficient pas toutes de ces aides. Le choix que nous effectuons est toujours dicté par le nombre d’emplois créés, par la nature de ces emplois, ainsi que l’activité qui est l’activité constituée. Je signale que lorsqu’il s’est agi, par exemple, de Procter, c’était de l’activité Recherche et Développement. En ce qui concerne Missenard Quint, c’est du génie climatique et c’est une entreprise – excusez-moi de le dire – qui a un intérêt évident dans les agro-technologies auxquelles je suis tout particulièrement attaché.  

OBSERVATIONS : Mme LOEW et M. MAISSE se sont abstenus.
ADOPTÉ

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Point 14 du conseil d'Amiens-Métropole du 19 mars 2009 – Budget annexe transport. Délibération budgétaire. Acquisition de bus.

2 Juillet 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

Dans le cadre de la délégation de service public, la Corporation Française de Transport a loué momentanément des bus permettant d’assurer les services.

 

En conformité avec les règles de la délégation de service public par régie intéressée, le Conseil décide qu’une dépense et une recette d’un montant de 8.310.000 € HT soient inscrites au budget annexe transport, respectivement à l’article 2182 «matériel de transport» et à l’article 1641 «emprunts en euros » afin de permettre l’acquisition de 31 bus.

 

M. Cédric MAISSE – Nous ne pouvons que nous réjouir de ces achats de bus. Les bus pris par la CFT ne sont pas très bons. Certains ont 900 000 kilomètres, il y en a beaucoup qui tombent en panne. C’est donc une très bonne chose que nous achetions ces bus. Je rappellerai toutefois que le budget prévu pour l’entretien des bus est très faible. Je suis inquiet par rapport à cela, c’est-à-dire que nous avons des bus neufs et il faudrait savoir s’ils seront bien entretenus, déjà. Ensuite, j’aurais peut-être une question par rapport au dépôt de bus. Qu’en est-il pour ces bus qui vont être rachetés ?

 

M. Thierry BONTE – D’abord, je remercie Monsieur Cédric MAISSE de son intervention et de se soucier de l’état du parc de bus de la CFT. Vous savez dans quelles conditions le délégataire a pris son service et a pris en main l’exploitation du réseau. Il a fallu quinze jours pour préparer les choses. Autant dire que les choses se sont faites dans l’urgence, que nous avons accompagné ce changement du mieux que nous avons pu le faire. Je crois que nous avons relevé ce défi et que nous n’avons pas à rougir des conditions dans lesquelles le basculement s’est fait d’un délégataire à l’autre. Le délégataire en question, la CFT, s’est pleinement engagé dans cette belle aventure et a effectivement permis la continuité du service à partir du premier janvier. Cela étant dit, comme la sous-traitance n’était plus de mise, via la CAP, dans le cadre d’un marché de prestations, il a fallu remplacer des véhicules qui manquaient au parc. C’est la raison pour laquelle – je le disais tout à l’heure – nous avons eu affaire à une flotte un petit peu hétéroclite et, fort heureusement, les bus qui roulent n’ont pas 900 000 kilomètres au compteur. Nous avons une diversité de véhicules sur ce réseau et sur cette flotte, mais je peux vous dire que tous roulent correctement, vous avez pu le constater. Vous citez des véhicules qui sont en panne, ce ne sont pas ceux qui ont été mis en service par la CFT. Vérifiez donc vos informations.


Commentaires : M. Bonté aime faire de l'ironie. Il trouve déplacé qu'un simple conseiller municipal s'intéresse à la gestion des transports en commun. J'estime au contraire faire mon travail de représentant des électeurs.  De plus la dernière phrase me paraît faire preuve d'un excès d'autorité qui cache mal un certain malaise sur cette question des bus. Je renvoie, pour preuves des pannes fréquentes des bus aux dires des usagers et à ce lien interne.
 

En ce qui concerne les investissements qui ont été faits, notamment sur le dépôt annexe rue de Verdun, nous les avons faits dans la mesure où il fallait justement avoir un lieu adapté afin d’accueillir les bus qui étaient rapatriés par la CFT pour pouvoir compléter l’ensemble de sa flotte et, aujourd’hui, pour y installer les nouveaux bus qui vont arriver. Ce dépôt a été – je dois d’ailleurs en remercier les services techniques – équipé dans les meilleurs délais et, en tenant compte évidemment des procédures qui sont les nôtres et qui sont liées aux marchés publics, nous continuons d’aménager ce dépôt de sorte qu’il puisse remplir complètement son usage et ses missions. Nous étions encore ce matin en discussion avec la Direction de la CFT qui nous faisait part d’un certain nombre de demandes auxquelles nous entendons répondre de manière à ce que les personnels puissent travailler dans de bonnes conditions et de manière à ce que l’exploitation puisse se faire de façon correcte. Voilà pour ce qui concerne ce dépôt annexe. Vous savez que ce dépôt annexe n’a pas vocation à durer. De même d’ailleurs que le dépôt rue Dejean qui a été installé en 1992 et qui, si mes informations sont bonnes, devait être provisoire. Cela dit, il y a tout de même 17 ans que ça dure. Nous avons l’ambition de trouver un autre emplacement pour un dépôt qui serait susceptible d’accueillir l’ensemble de l’équipage de la flotte des bus des transports urbains de la Métropole. Cependant, cela prendra un certain temps. Nous ne pouvons pas promettre qu’à court terme ce dépôt sera opérationnel. Nous en sommes aujourd’hui à essayer de repérer des lieux sur la Métropole qui nous permettraient d’installer ce dépôt. Mais, n’allons pas trop vite en besogne. Pour l’instant, ce qui nous intéresse est que les équipements de la CFT soient assurés et que les dépôts puissent être équipés et aménagés dans l’enveloppe d’investissement qui avait été prévue dans le compte prévisionnel d’exploitation. C’est bien à cela que nous nous attachons dans le cadre des discussions que nous avons avec la CFT.

 

ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ

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Photos et videos sur la manif des salariés de Goodyear à Rueil-Malamaison le 11 juin 2009

13 Juin 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

Le 11 juin 2009, j'ai accompagné et ainsi apporté mon soutien en tant que conseiller municipal aux salariés de Goodyear en lutte contre le plan de la direction visant à supprimer 817 emplois. De nombreux gendarmes mobiles étaient présents pour défendre les abords du siège social IIs n'ont pas hésité à bousculer des manifestants qui exprimaient leur colère de façon festive et moqueuse à l'égard des forces de l'ordre sarkozyen. Sans la protection de l'Etat, il est clair que les décisions prises par les actionnaires passeraient bien plus difficilement, voire ne passeraient pas du tout...
La France a besoin de conserver son industrie pour garder son indépendance économique. Un pays qui ne vit que grâce aux services n'a plus les moyens de défendre ses intérêts. La Picardie peut et doit rester une terre industrielle. Le chômage est une plaie destinée à mettre en concurrence les salariés entre eux, à les soumettre à une précarité constante afin qu'ils ne revendiquent pas d'augmentation de salaire ou d'amélioration de leurs conditions de travail. Il désagrège la société et favorise l'individualisme et l'indifférence.
La lutte des ouvriers de Goodyear redonne du sens au mot solidarité...
Voici les quelques photos que j'ai faites et 2 vidéos assez courtes illustrant cette lutte :

























































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La question des subventions pour les compagnies théâtrales. Conseil d'Amiens-métropole du 28 mai 2009

1 Juin 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Helena Loew :
Je connais bien cette question puisque j'assiste régulièrement aux réunions qu'Amiens-Métropole organise avec les compagnies théâtrales pour essayer de trouver de nouveaux dispositififs d'aide, ce qui est très bien. Je sais aussi que les groupes ont besoin de ces subventions pour continuer à fonctionner et, donc, ils ne peuvent pas attendre la fin des discussions pour décider combien ils vont avoir ou pas.
Mais, par contre, il y a un petit point qui depuis le début que je suis élue dans cette assemblée me pose toujours un petit problème, c'est que, systématiquement Amiens-Métropole accorde des subventions inférieures aux demandes de soutien des compagnies ou des associations.
Pour moi, cette diminution peut être synonyme de difficultés à concrétiser un projet et, moi, je refuse l'argument que, soi-disant, ils nous ont demandé de trop pour avoir la somme correcte puisque je pense que les compagnies, elles sont de bonne foi. Je ne pourrai pas comprendre autrement si nous-même qui exerçons nos responsabilités nous pourrions douter de leur sincérité.
Les compagnies ont besoin des financements publics puisqu'elles ne fonctionnement entre autres que comme cela et les aides au théâtre doivent être, pour moi, inscrites dans notre politique globale culturelle.
Alain David dit lui-même qu'il ne peut pas faire des miracles. L'idée, ce serait que dans un prochain budget les aides au théâtre, les aides à la création et au fonctionnement des compagnies ne soient pas les parents pauvres de nos choix budgétaires.
Evidemment que je vais voter pour. Et puis la seule chose que je souhaite, c'est qu'on réussisse à accomplir les 10 pages de notre programme qui insistent sur le développement de la culture, ce qui fait partie des compétences métropolitaines.


Article du Courreir Picard du 30 mai 2009

Les compagnies théâtrales, « parents pauvres » ? L'agglomération a voté des subventions allant de 5 000 à 10 000 euros, à plusieurs compagnies. « Je déplore que systématiquement Amiens Métropole accorde aux troupes des sommes inférieures à ce qu'elles demandent », a trouvé à redire Maria-Héléna Loew (élue d'Amiens). « Je refuse l'argument selon lequel ils demandent plus pour avoir moins. À l'avenir, il faudra que nos troupes ne soient pas les parents pauvres. »

- « Dans quel monde merveilleux, hormis celui d'Amélie Poulain, accorde-t-on à chaque fois ce qui est demandé ? », a ironisé Gilles Demailly. Avant de le rappeler : la culture reste le premier poste d'investissement de l'agglomération.
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Commentaire : la culture est certes le premier poste d'investissment mais on a mis dedans le fonctionnement du zoo par exemple. De plus Gilles Demailly n'hésite pas à donner sans compter à Procter et Gamble et il offre le maximum de la subvention possible  au centre de formation de l'ASC. La politique est une affaire de choix.

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Point 35 du conseil d'amiens-Métropole du 28 mai 2009 – Musées d’Amiens. Convention de mécénat avec la Caisse d’Epargne de Picardie.

30 Mai 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Cette délibération a fait l’objet d’un débat en commission.


1° remarque et non des moindres : à quoi sert-il de nous faire voter cette délibération puisque l’exposition a été inaugurée mardi dernier ? Les impératifs administratifs priment sur ceux de la démocratie. Sans doute considère-t-on cette question comme sans importance ? A priori, elle ferait consensus...


Or, je pense que la question du mécénat est de plus en plus importante. La culture, comme le reste, est assimilée de plus en plus à une marchandise. Ce qui compte, ce n’est pas de comprendre l’oeuvre et de l’admirer mais qu’elle attire du monde. En Italie, on n’a pas hésité à nommer un ancien gérant de Mac Donald à la direction d’un musée. Son travail se limite à gérer des flux de touristes et à les accroître. La conservatrice du musée nous a dit en commission que nous irions de plus en plus dans cette direction : les fonds privés remplaceront de plus en plus les fonds publics.


La question n’est pas de rejeter le mécénat en tant que tel mais de poser la question : quel mécénat voulons-nous ?


Selon la définition donnée par le journal officiel, le mécénat est un soutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l'exercice d'activités présentant un intérêt général.(Arrêté du 06/01/1989 - date de la publication : 22/09/2000 - éd. commission de l'économie et des finances)

Or, ici, il ne s’agit pas mécénat mais de partenariat. Ce qui n’est pas du tout la même chose. Le mécénat relève plutôt du don désintéressé. La convention que l’on nous soumet c’est un partenariat tout à fait déséquilibré.


1) Le musée met son savoir-faire au service de la Caisse d’épargne. C’est lui qui a tout installé dans les locaux de la banque.

2) Le musée s’engage à valoriser l’image de la Caisse d’Epargne. Nous nous retrouvons plutôt dans le cadre d’une valorisation publicitaire. La Caisse d’Epargne, qui fait partie de Natixis, a eu de grosses pertes financières l’an dernier. Elle a besoin de redorer son blason. Elle a donc créé une fondation pour rendre les oeuvres plus accessibles. C’est une sorte d’alibi pour faire la promotion de son image. c’est un moyen habile de faire de la publicité...

3) En plus, c’est une publicité qui ne coûte pas cher. Qui paie l’assurance des oeuvres ? Le musée ! Qui est responsable si une oeuvre est abîmée ? Le musée. Ce n’est donc pas réellement 20 000 euros que la Caisse d’Epargne nous donne mais bien moins que cela.

 

Un vrai mécénat, c’est l’inverse. La caisse d’Epargne devrait donner une aide sans intervenir dans les décisions du musée. C’est tout de même le musée qui a l’autorité scientifique, ses décisions ne doivent pas dépendre d’un partenaire privé. La semaine dernière, nous avons voté un texte s’opposant à la mainmise des entreprises sur l’université et là nous faisons exactement l’inverse. Nous donnons prise à la caisse d’Epargne sur le musée.


Le vrai mécénat a toujours été pratiqué par les pouvoirs publics : Mécène, ministre de l’empereur Auguste, François I°, etc... en l’occurrence, ici, le vrai mécène c’est nous. C’est donc à nous d’assumer pleinement cette mission. 
                                                                                                                                                                                 Mécène

L’acte de création artistique est un geste gratuit, presque sacré. Il permet à l’Homme de se hisser au-dessus de lui-même. En faisant de l’art un simple prétexte à publicité, nous le rabaissons. Je suis pas sûr que nous rendons ainsi un véritable hommage au caricaturiste Gédéon Baril.


En conclusion je m'oppose à ce partenariat déséquilibré entre le musée et la Caisse d'Epargne.

CONTRE : 2, M.-H LOEW et C. MAISSE
ADOPTE

 

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Point 11 du Conseil d'Amiens-Métropole du 28 mai 2009 – Délégation de service public. Affermage. Collecte traitement des eaux usées.

30 Mai 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

Cette délibération touche à des questions essentielles.


On pourrait dire que le traitement des eaux usées dans 7 communes de la Métropole (Communes de Blangy-Tronville, Boves, Glisy, Longueau, Sains en Amiénois, Saint-Fuscien, Thézy-Glimont) ne mérite pas qu’on les rappelle mais je pense que par cette délibération, on fait entrer le cheval de Troie de la marchandisation de l’eau. Je rappelle que la délibération ouvrant la Délégation de Service Public date de février 2008. Nous nous inscrivons encore dans une continuité avec Gilles de Robien.


Contrairement à ce que je fais habituellement je vais commencer par rappeler des principes fondamentaux avant d’analyser le rapport final sur lequel nous devons voter.


Il faut tout de même rappeler un principe : l’eau n’est pas une marchandise. Elle est indispensable à la vie comme l’air. Même les États-unis, pays à la pointe du libéralisme, le savent. Dans ce pays, l’eau est entièrement sous la responsabilité des municipalités, de sa captation jusqu’à son traitement après utilisation. J’emploie le mot utilisation et non consommation. L’eau s’inscrit dans un cycle : les eaux usées ne sont pas consommées une fois pour toute, elles ne vont pas à la décharge, elles reviennent sans cesse vers nous. Les États-unis, comme nombre de pays industriels, l’ont bien compris : l’eau, par sa nature même, est en dehors du secteur marchand. Il ne peut pas y avoir de concurrence sur l’eau. On ne peut tout de même pas dire : "l’eau que je traite est plus propre que celle traitée par mon concurrent !" L’eau est propre ou elle ne l’est pas. Et comme l’eau est indispensable à la vie, celui qui domine cette ressource bénéficie d’une rente, une rente quasiment éternelle ce qui est contraire aux principes du marché.


De puis 4 ans il y a de grands débats sur l’eau car la France à avoir fait de l’eau une marchandise. Des municipalités comme Bastia ou Cherbourg, des municipalités de gauche, ont remunicipalisé l’eau. Il s’agit de maîtriser le service des eaux. En effet beaucoup de gens se plaignent de l’opacité des factures voire de surfacturation. Ils se plaignent aussi de pratique dommageable pour l’environnement. Ainsi, il y a 4 ans, à Dieppe, une entreprise de traitement des eaux n’a pas hésité à vider un bassin d’épuration dans la nature tout cela pour éviter que l’on prouve que les eaux étaient contaminées par la légionnelle et que leur traitement était inefficace...


A présent imaginons que je n’ai rien dit. Admettons que l’eau soit une marchandise comme les autres et que nous acceptons le principe d’une délégation de service public. Admettons que l’on accepte l’argument qu’Amiens-Métropole n’a pas les moyens techniques et humains de traiter les eaux usées. On peut remarquer au passage que l’on pourrait au moins avoir la volonté politique de défendre et développer le service public.

Page 11 de notre programme : La réduction de l’empreinte écologique dans la ville permettra la création d’emplois stables et décents en particulier dans les éco filières (construction d’éco quartiers, réhabilitation de l’habitat,traitement des déchets et des eaux, recyclage et éco mobilité…)


Une entreprise a pour but de faire des profits. Donc elle rend un service, c’est sûr, mais on ne peut pas lui en vouloir, dans le cadre de notre société, de rémunérer des actionnaires. Donc elle fera payer son service et ajoutera une plus-value. Les prix augmenteront puisque dans le cadre d’une régie directe, on ne paie strictement que le service rendu. Le rapport nous dit que seule la Nantaise des eaux parvient à un prix du m3 d’eau inférieure à la régie directe. Les autres firmes n’arrivent pas à réaliser cet exploit. Sans doute sont-elles réalistes... Si elles ne proposent pas un prix inférieur c’est qu’elles savent que pour rémunérer les actionnaires il faudra alors économiser sur le service rendu. Cela se soldera par une pression sur le personnel : on embauchera un minimum et on fera tout pour comprimer les salaires. Tout cela ressemble beaucoup au cas que nous avons eu à Amiens avec la SAGS.


La Nantaise des eaux a baissé ses prix pour emporter le marché. Mais cette baisse n’est pas réaliste. On a un exemple avec la distribution des eaux à Manille en 1997. La firme qui a emporté le marché de l’eau avait garanti une baisse de 43% du prix de l’eau. Elle a tenu parole mais cela n’a duré qu’un temps. Les prix ont vite explosé. L’entreprise ne pouvait plus réinvestir dans l’entretien du réseau. Et entre le service à rendre et les dividendes, le choix est vite fait : on privilégie les dividendes. On peut donc légitimement s’interroger sur la qualité du service rendu sur le long terme dans le traitement des eaux usées. Le rapport confirme ce constat : la qualité de l’offre de service faite par la Nantaise des eaux a une note de 6,5 sur 8, la moins bonne note de tous les candidats. En négligeant le service elle peut obtenir la note maximale sur le prix contractuel : 15 sur 15.


Ensuite je m’interroge sur la solidité de la Nantaise des eaux. C’est une PME qui a environ 200 salariés et qui enregistraient 100 000 euros de perte pour l’année 2006. Elle a dû faire appel à des capitaux allemands en juin 2007. Ainsi la Nantaise des eaux voit son capital dépendre à 60% du groupe Gelsenwasser. Ce groupe veut s’implanter en France et développe une stratégie agressive pour gagner des marchés. Ce qui compte donc, ce n’est pas de rendre un service à une collectivité mais de s’emparer de marchés pour que les autres ne se développent pas. La Nantaise des eaux est donc une entreprise périphérique dont Gelsenwasser se séparerait tout de suite au moindre problème. La Nantaise des eaux n’est pas au coeur de son champ géographique, c’est juste une tentative pour entrer sur le marché français. Et, je le rappelle, nous nous engageons pour 5 ans...


En conclusion, je m’oppose à cette délibération parce que j’ai la conviction que l’on a choisi la voie de la facilité avec cette délégation de service public et aussi parce que le choix de la Nantaise des eaux ne me paraît pas le meilleur pour le traitement des eaux usées des 7 communes concernées.


CONTRE : 2, M-H LOEW et C. MAISSE
ADOPTE

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Point 55 du Conseil d'Amiens-Métropole du 17 avril 2009 – Subvention à l’association Amiens Sporting Club Football. Convention cadre triennale. Avenant n°1 au titre de l’exercice sportif 2008

23 Avril 2009 , Rédigé par Cédric Maisse

 Intervention de Cédric Maisse :

Le traitement de la question du financement du football à Amiens équivaut à s’interroger sur la place centrale que l’on donne à ce sport dans nos sociétés occidentales.

Peu d’hommes politiques, à droite comme à gauche, ont osé parler ouvertement de ces questions. Sans doute parce qu’ils ont peur pour leur carrière et leur avenir électoral. Je pense qu’il faut écarter toutes ces considérations et regarder la réalité en face.

Mais, pour couper court à tout soupçon de malveillance de ma part à l'égard du football, je le considère d'abord comme un jeu, puis comme un sport. Et je le considère à égalité avec les autres sports. Je pense que le football souffre de sa sur-médiatisation tout comme les autres souffrent de rester dans l’ombre.

Donc je vais examiner le dossier d’abord pour ce qu’il est. Cela servira de base à un 2° temps où je le considérerai à une échelle plus globale pour montrer quels sont ses enjeux essentiels :


1) Le centre de formation de l’ASC a 53 élèves. L’ASC demande pour son centre de formation 530 000 euros soit 10 000 euros par élève ! En lycée, cela coûte en moyenne à l'État 10320 euros et en fac 7840. On va mettre autant que l'État pour une formation en plus de celle dispensée normalement par l’Université ou par le lycée de la Hotoie...

2) L'ASC a déjà une école privée, appelée exactement « école technique privée », qui forme pour des BEP ou des bac pro comptabilité et commerce. Comme pour l’ESIEE et sup de co, on va encore financer une école privée avec de l'argent public. Cela devient une habitude...

3) Le centre de formation de l’ASC emploie 29 personnes en tout dont 17 professeurs et cela pour former 53 élèves, cela fait 3 élèves par formateur. Pour donner une comparaison éclairante, le collège public d'Acheux en Amiénois emploie 14 enseignants pour former 223 élèves. On offre vraiment au centre de formation de l’ASC une situation très privilégiée.

C’est sans doute dans le but de le faire progresser dans le classement national des clubs. En juin 2008, il était 26° (avec 1012 points) sur 32 centres sur toute la France. Un bon classement permet évidemment d’avoir une bonne vitrine et d’attirer l’attention des jeunes espoirs... On entre dans une logique élitiste qui me semble entièrement illusoire. Peut-on rivaliser avec des centres de formation comme celui du stade rennais ? Je reviendrai sur cette dernière question plus tard.

4) Depuis 1996, depuis que le centre de formation existe, il n’y a qu’une quinzaine d’élèves qui est parvenue à devenir professionnel en ligue 1 ou ligue 2, ou dans des clubs étrangers. Cela fait une moyenne d’un seul beau succès par an. Je n’ai pas de chiffres plus précis mais, en tout état de cause, la moyenne nationale des élèves de centre de formation de football qui deviennent professionnels est inférieure à 10%. Cela fait beaucoup d'échecs... Que deviennent ceux qui échouent, qui sont, je le rappelle, la majorité ? L’ASC se vante ainsi de former de bons stadiers mais je doute que leurs élèves en entrant dans leur centre de formation veulent devenir des stadiers.

5) Enfin, on entend souvent à Amiens cette plainte émise par différents clubs :"On donne plein d’argent à l’ASC alors que nous, nous n’avons rien..." Le développement du sport, même au plus haut niveau, ne doit pas forcément choisir la voie de l’élitisme. Pourquoi ne pourrait-on pas faire vivre de bien meilleure façon les petits clubs ? Un bon joueur, c’est à mon avis quelqu’un de passionné par son sport, et pas forcément un enfant que l’on forme selon les mêmes critères athlétiques d’un bout à l’autre du territoire. On pourrait, avec les 530 000 euros, faire vivre de nombreux clubs. Cela permettrait à plus de jeunes de faire du sport et, au final de sans doute former plus de champions avec des styles de jeu plus originaux. Le facteur quantitatif a toujours une influence sur le qualitatif. Plus on a de joueurs moyens, plus on aura d’assises pour avoir des champions.

De plus, être dans un club, ne remet pas en cause son avenir professionnel. Pour résumer ce point, je vous citerai le témoignage d’un ancien élève du centre de formation dépendant du FC Sochaux, qui est, paraît-il, une référence. Ce témoignage est paru dans le Monde diplomatique de juin 2006 et donne la parole à ceux que l’on oublie tout le temps, ceux qui n’y arrivent pas même s’ils sont bons. Je le cite : «  Avant, j’étais le football, j’étais le bonheur, j’étais la réussite, j’étais l’avenir. En plein milieu de mon adolescence, je me suis aperçu que je n’étais plus rien. Et il poursuit ensuite : Les gens me voient avant tout comme celui qui n’a pas fait carrière. Je lis dans leurs yeux soit de la pitié, soit de la satisfaction de ne pas m’avoir vu réussir. Je traîne cette enfance dorée comme un boulet. » Le problème est que l’on a tendance à oublier le sport pour mettre en avant la seule réussite sociale. Le football n’est plus un sport par lui-même mais juste un moyen faire fortune, pour le jeune comme pour sa famille. Ce qui occasionne souvent de graves désillusions. Alors que le football est tout simplement un jeu…


Dans mon 2° point, je considère le dossier de manière plus global.
 Et, à ce moment précis, au moment où ma démonstration s'efforçait de démontrer que de subventionner le centre de formation équivalait à renforcer la société du spectacle, le président d'Amiens-Métrople, Gilles Demailly, se permet de m'interrompre :

G. Demailly :

Je pense que votre intervention est tout à fait passionnante

C. Maisse :

Ben oui mais j’aimerais bien finir. Donc le but...

G. Demailly :

Oui, d’accord, s’il vous plaît, 10 secondes. Je vous demande simplement de penser que nous sommes effectivement passionnés par votre texte mais que, il y a d’autres façons de s’exprimer de façon aussi longue en remettant un texte et tout que si on va avoir des... déjà si nous sommes 94 à intervenir sur ce dossier, là nous risquons de durer longtemps donc, je crois que c’est la règle de... de, votre intervention soit plus courte. Je vous demanderai d’être plus bref, Monsieur Maisse surtout qu’on commence à avoir l’habitude de vos interventions sur ce sujet (commentaire : c'est la première fois que je parle du football et même de sport dans une assemblée, cette remarque est incompréhensible). Donc, je pense que vous pouvez faire la même pendant 6 années si vous le souhaitez.

C. Maisse :

Bon, c’est assez anti-démocratique tout cela.

G. Demailly :

Oh non, c’est une remarque pour permettre que les débats soient dans une durée raisonnable pour nous tous. Mais continuez, monsieur Maisse, j’ai beaucoup plaisir à vous écouter.

C. Maisse :

Je remarque que vous laissez beaucoup la parole, par exemple, à Monsieur Mercuzot (précision : il s'agit du Maire de Dury, meneur de la droite au conseil d'Amiens-Métropole), que vous l’écoutez avec plaisir...

A la suite de cet échange inutile, je peux enfin reprendre mon propos. Le but affiché était bien de me faire taire et de me gêner pour que je sois dans l'impossibilité de m'exprimer. Un autre objectif est de rendre inintelligible la démonstration en l'empêchant de se dérouler correctement. Pourtant je me contente simplement d'exercer le mandat pour lequel j'ai été élu...
Reprise de l'intervention :

Le but qui est poursuivi, avec le financement sur 3 ans de ce centre de formation, est clairement celui de faire monter l’ASC en ligue 1. Ce but est-il raisonnable ?

Si l’on regarde les clubs présents en ligue 1. Les ¾ d’entre eux sont issus de villes d’au moins 300 000 habitants qui ont donc les moyens financiers d’avoir à la fois un centre de formation et les meilleurs joueurs. Peut-on rivaliser avec elles ? Il y a bien des villes de la taille d’Amiens , voire même plus petite, comme Auxerre, Lorient ou Le Mans. Mais, souvent, elles peuvent compter sur un sponsor solide, souvent un industriel qui s’engage sur des années. Avons-nous un tel sponsor sur Amiens ? En tout cas, je ne crois pas que l’on puisse compter sur Goodyear… Donc nous n’avons ni la démographie, ni l’économie avec nous. On peut toujours m’objecter le cas de Sedan qui a réussi à aller en ligue 1. Mais cela ne dure que le temps d’une saison. Qu’est-ce qu’ont gagné les Sedanais à cette épisode ? Le taux de chômage à Sedan a-t-il baissé là-bas ? L’économie de la ville s’en est-elle trouvée mieux ? J’en doute.

En fait, on en arrive là à la question de l’utilisation du foot dans notre société du spectacle. On transforme ce sport en spectacle permanent dont on parle dans tous les journaux d’informations. Nous sommes tous censés oublier nos soucis dans le spectacle du match. On en reste toujours à la célèbre formule des Romains : « Du pain et des jeux. » J’irai même plus loin, c’est pour faire oublier le manque de pain que l’on fait des jeux. Le film Coup de tête de Jean-Jacques Annaud, avec Patrick Dewaere, en fait une admirable démonstration. Dans ce film, certes un peu daté puisqu'il est sorti en 1979, le spectacle du match de foot permet au patron de l’entreprise qui sponsorise l’équipe locale d’offrir à ses ouvriers un défouloir. Comme cela il ne risque pas de subir une grève et encore moins d’être séquestré…


En conclusion on peut donc dire que de s’engager dans des financements lourds pour faire en sorte que l’ASC aille en ligue 1 ne se justifie pas du point de vue économique et sportif. C’est le rêve de Gilles de Robien que nous nous engageons à poursuivre. Il voulait faire de l’ASC une belle vitrine pour faire oublier la réalité. Nous ne sommes pas obligés de suivre cette voie. Ensuite, je ne voterai pas cette délibération car je suis certain que nous aurions plus d’efficacité en finançant les petits clubs et les autres sports, moins visibles. Avant d’être un spectacle, le sport est une activité physique qui crée du lien social. C’est ce que notre programme disait.


CONTRE : 5
ABSTENTION : 4
ADOPTE

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