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Le blog de Cédric Maisse
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1° Intervention au conseil d'Amiens-Métropole du 15 décembre 2008 : la question de l'avenir des transports publics à Amiens

20 Décembre 2008 , Rédigé par Cédric Maisse

    Ce dossier est très compliqué car la situation qui nous a été donnée est très mauvaise. Le groupement SEMTA/VEOLIA ne répond pas aux besoins des usagers et cela génère une baisse de la fréquentation et un déficit énorme au contraire de la tendance nationale.

Malgré tout j'ai tenté d'analyser la situation. Mon intervention se fera donc en deux points importants.

Une analyse interne du dossier en me fondant sur les informations qu'il me donnait. On peut tout de suite dire que l'on a du mal à se retrouver dans les méandres kafkaïens d'un tel dossier où des formules juridiques énigmatiques s'ajoutent à des équations mathématiques incompréhensibles. Puis je ferai une analyse externe en exposant le bilan qui est fait de l'action de la CFT dans les trois collectivités où elle est présente.


1) ANALYSE INTERNE DU DOSSIER

a) Implantation géographique :

La CFT n'est pas présente dans le Nord de la France. L'origine de ses capitaux étant espagnole, il était logique qu'elle commence par s'installer à Perpignan. Ensuite elle s'est implantée dans d'autres villes selon une certaine cohérence géographique c'est-à-dire à Narbonne puis à Sophia-Antipolis. Mais, en venant à Amiens, elle s'éloigne singulièrement de ses bases géographiques.

b) Le carburant.

Si l'on prend le tableau des charges d'exploitation, la CFT propose, avant négociation, une dépense en carburant de 7,7 millions d'euros soit environ 267 000 euros de plus que la SEMTA/VEOLIA. Dans le document final, la CFT prévoit de ne plus dépenser que 6 millions d'euros soit un écart en sa faveur de 1,3 millions d'euros. Comment a fait la CFT pour réduire ce poste de dépense alors qu'elle va avoir une quarantaine de bus à gérer en plus ? Il semble ainsi qu'elle soit obligée d'abandonner l'utilisation du diester, un carburant qui limite tout de même le rejet de CO2 dans l'air.

c) l'entretien du matériel

Les frais d'entretien des véhicules passent de 3,15 millions d'euros avant négociation à 2,9 millions d'euros. Comment fait la CFT pour réduire les frais d'entretien du matériel roulant alors qu'elle va avoir des bus en plus à entretenir ? On pourrait dire que SEMTA/VEOLIA surestimait les dépenses mais j'ai appris par des usagers que, déjà, des bus tombent en panne. On pourrait dire au contraire que SEMTA/VEOLIA sous-évalue ses dépenses. Et ce n'est pas en les sous-évaluant encore plus que les bus vont mieux rouler...

d) On en vient maintenant aux dépenses de personnel.

La CFT augmente ses dépenses de personnel. Elle passe de 49,5 millions d'euros avant négociation à 51 millions. Est-ce pour augmenter les salaires ou pour embaucher plus de monde ? On doit reconnaître ici un effort en faveur de la masse salariale sauf que la somme dégagée vient des compressions de dépenses faites sur le carburant, l'entretien des bus, les charges commerciales, bref tout ce qui permet à l'entreprise de fonctionner... Il faut noter aussi que la loi Balladur permet aux entreprises qui reprennent les salariés d'une autre entreprise peuvent renégocier les contrats de travail au bout de 15 mois. Il peut même y avoir alors des risques de licenciement. Si la CFT a promis des augmentations de salaires pour s'emparer du marché, rien ne dit qu'elles dureront surtout si elles se font au détriment de l'outil de production...

f) La taxe professionnelle.

La CFT baisse sa contribution à la taxe professionnelle. Elle passe de 1,8 millions avant négociation à 1,5 million. Comment fait-elle avec un nombre de bus accru ? Logiquement elle devrait, au contraire, augmenter ses contributions.

g) La sous-traitance

La sous-traitance ne disparaît pas vraiment puisqu'elle représente un coût de 13,6 millions d'euros pour la CFT soit à peu près ce qui était prévu au départ par SEMTA/VEOLIA...Il y a certes un engagement pour le réduire mais, dans ce cas, pourquoi faire venir des bus en plus ?


Pour finir sur cette analyse interne du dossier, c'est que la CFT a fait le maximum pour séduire les salariés de SEMTA/VEOLIA notamment en augmentant ses dépenses en direction du personnel. Cela n'est pas négligeable. Mais cela se fait au détriment du fonctionnement. En bref la CFT prélève sur le capital fixe pour l'affecter au capital variable. Il faudrait leur dire que l'on ne dégage des profits qu'en se donnant les moyens de faire fonctionner les machines. Cela ne permettra pas du tout d'augmenter la productivité comme elle le promet, au contraire.


2) ANALYSE EXTERNE DU DOSSIER

La CFT est présente dans 3 structures intercommunales, celles de Perpignan, Narbonne, et Sophia-Antipolis. Je me suis renseigné et j'ai obtenu des informations assez alarmantes.

Á Narbonne, la communauté d'agglomération n'a pas reconduit avec elle la délégation de service public et a préféré comme délégataire Keolis. Il faut bien remarquer qu'à propos de cette délégation de service public, la rémunération de l'exploitant est calculée en fonction des émissions de CO2. Narbonne pratique donc une politique de développement durable très volontariste. En tout cas, la CFT n'a pas rendu de services mémorables là-bas pour garder sa délégation. Son action a surtout consisté à faire des économies sur le personnel en mettant les horaires des chauffeurs en flux tendu et en délaissant l'entretien du matériel roulant.

Á Perpignan, La collectivité est passée par un marché public. Elle est si peu contente des services de la CFT qu'elle va réduire sa convention signée pour 14 ans à 10 ans. Là-bas, cette société qui a peu de capitaux fait appel systématiquement à la sous-traitance développant de multiples stratégies pour réduire les coûts de fonctionnement et dégager des marges de profits.

Á Sophia-Antipolis, le vice-président aux transports de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur m'a prévenu : le réseau n'est pas fameux, le matériel roulant est scandaleusement mal entretenu. Le personnel est si mécontent qu'il a dû faire, à un moment donné, 80 jours de grève. Le service est si mal rendu que Monsieur Jean Leonetti, président UMP de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis, va créer des lignes en régie directe, ce qui est, pour le moins, contraire à son idéologie ultra-libérale. Pour calmer le mécontentement des usagers, il va jusqu'à mettre en place la gratuité sur ces nouvelles lignes. Cela montre à quel point cela va mal sur le réseau de la communauté d'agglomération de Sophia-Antipolis.


En conclusion je dirai donc que l'on peut soupçonner à juste titre que la CFT participe à une stratégie qui vise à affaiblir l'emprise des collectivités publiques sur l'organisation des transports en commun. Et cela passe par la disparition des sociétés d'économie mixte. Á Amiens-Métropole, notre société d'économie mixte ne gèrera plus que pieto +, ce qui équivaut à la marginaliser complètement des transports sur le territoire de notre collectivité.

Au vu de ce que l'on peut constater, Veolia ne laisserait-elle pas le champ libre à la CFT pour pouvoir revenir éventuellement dans 3 ans. Ainsi Veolia apporterait ses capitaux et son savoir-faire mais elle serait entièrement libre car elle ne fera plus partie d'une société d'économie mixte.

Je ne veux pas porter la responsabilité d'un service qui s'annonce comme encore moins bon qu'aujourd'hui et, surtout, je ne veux pas porter la responsabilité de la disparition de fait de la société d'économie mixte. Je ne souhaite pas que nous tombions de Charybde en Scylla. La solution ne serait-elle pas de prolonger de 6 mois la délégation de service public pour réétudier le dossier ?

Pour toutes les raisons énoncées précédemment je vote contre la décision de prendre la CFT comme délégataire pour les transports en bus. Ce n'est pas en écartant la société d'économie mixte des transports que l'on va progresser dans la maîtrise du réseau métropolitain. Ce n'est pas en régressant que l'on va de l'avant. Je vais même plus loin, je pense que l'on devrait tirer les enseignements de la collectivité d'agglomération de Toulouse qui n'a pas hésité à passer en régie directe : cela lui a permis de réduire ses dépenses sur le long terme et de satisfaire les usagers. Comme pour la gestion de l'eau à Paris, le sens de l'Histoire va dans la reprise par les collectivités publiques de leurs activités en régie directe.


Adopté
2 votes contre et 22 abstentions

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Intervention au conseil d'Amiens-Métropole du 13 novembre 2008

18 Décembre 2008 , Rédigé par Cédric Maisse

  Point 39 de l'ordre du jour – Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Electrotechnique et Electronique Convention triennale. Subvention 2008/2010.


Le Conseil approuve la convention de partenariat à intervenir avec l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Electrotechnique et Electronique (ESIEE) pour la période 2008 / 2010.

Pour 2008, une subvention de 850 000 € sera versée à l’ESIEE.

 

INTERVENTIONS :


M. MAISSE Je voudrais rendre compte des débats qui ont eu lieu à la commission de la politique de la ville et de l’enseignement supérieur et, par la même occasion, donner mon avis sur cette délibération.

 

Tout d’abord, nous sommes dans la même configuration que lorsque nous avons été consultés à propos des subventions accordées à Sup de Co. Je le rappelle, la subvention proposée est optionnelle et une subvention optionnelle ne doit pas servir à financer le fonctionnement d’une école. Je ne suis pas opposé à ce que nous fassions des investissements ponctuels pour aider éventuellement cette école à se développer mais je pense que nous pouvons revenir sur la logique d’un financement optionnel qui financerait un fonctionnement. Comme cela a été dit en commission, il n’y a que deux départements en France qui financent ce genre d’école. On peut se demander combien de structures intercommunales comme la nôtre le font. Elles ne doivent pas être nombreuses.


Par ailleurs, nous nous engageons à verser 850 000 € par an sur une période de trois ans. Je pose la même question que pour Sup de Co : pourquoi passer d’une subvention annuelle à un engagement pluriannuel sur trois ans ? Je pense qu’il n’est pas bon d’habituer des écoles ou des institutions à vivre grâce à des financements optionnels. Pour preuve, quand le Conseil Général se désengage progressivement, la réaction de la direction l’ESIEE est d’affirmer qu’on remet en cause l’existence de l’école, alors qu’elle pourrait apprendre à fonctionner autrement, à chercher d’autres types de financement.


Troisièmement, le montant de la seule subvention versée par Amiens Métropole représente le quart de ce que donne l’État pour la formation d’un étudiant sur un an. Je ne peux pas admettre une telle fuite d’argent public vers le secteur privé alors que l’État fait trop souvent en sorte de rendre le service public incapable de remplir ses missions. Je pense donc que, à son échelle, Amiens Métropole pourrait remettre en cause cette logique, comme je l’avais dit au sujet de Sup de Co.


Quatrièmement, l’ESIEE va intégrer l’Université de Picardie Jules Verne. Nous avons demandé au Président de l’ESIEE quelles seraient les conséquences pour son école. Il nous a indiqué que cela ne changerait rien à son statut ni même au montant des frais d’inscription qui sont globalement de 20 000 € pour cinq ans de formation, payés par 350 étudiants. Subventionner une telle école, n’est-ce pas finalement encourager l’élitisme ? Pour moi, le savoir doit être accessible au plus grand nombre et on ne doit pas pouvoir sélectionner les gens au travers des frais d’inscription. Nous avons demandé au Président si, éventuellement, il pouvait baisser ces frais d’inscription puisque nous lui accordons une subvention. Il ne nous a pas répondu.


Après ces quatre remarques, je soutiens encore et toujours la décision du Conseil Général de la Somme qui a fait le choix de doubler les bourses pour les collégiens avec l’argent qui était destiné à Sup de Co et à l’ESIEE. Si je votais pour cette subvention, ce serait comme si je désavouais le Conseil Général de la Somme, ce que je ne veux pas faire.


A l’échelle d’Amiens Métropole, je pense qu’avec cet argent, qui représente le triple du montant des aides facultatives au CCAS d’Amiens, on pourrait créer par exemple un centre intercommunal d’action sociale qui concernerait tout le territoire d’Amiens Métropole et qui pourrait venir en aide à des nouvelles catégories de personnes comme les gens du voyage, les demandeurs d’asile, etc… Cet argent pourrait également aider les associations à vivre alors que l’Union Européenne et l’État amenuisent peu à peu leurs aides.


Pour terminer, je voudrais répondre par avance à l’argument qu’on m’oppose toujours, à savoir que l’ESIEE et Sup de Co seraient deux écoles qui contribuent au rayonnement de la Picardie et attireraient les capitaux et les entreprises. Autour de cet argument, je pense qu’on entretient surtout un effet de vitrine, on tente de cacher les difficultés de notre région, notamment le taux de chômage qui y est supérieur à la moyenne nationale. On veut donc nous montrer des institutions qui fonctionneraient idéalement et permettraient le développement de notre région avec certitude. C’est une mauvaise logique que nous avons déjà vue dans l’histoire. Je me permettrai d’évoquer ici la figure de Grégory POTEMKINE, premier ministre de Catherine II, qui faisait construire de beaux villages en carton pâte pour rassurer les visiteurs naïfs sur l’état réel de son pays qui souffrait de la pauvreté.


En votant contre cette subvention, je vote contre cette logique que Gilles DE ROBIEN avait adoptée pendant des années, je vote aussi pour qu’on en finisse avec ce syndrome du village POTEMKINE et j’attends, avec beaucoup d’Amiénois, que nous ayons enfin un débat sur le financement des écoles privées supérieures.

OBSERVATIONS : Mme Héléna LOEW, MM. Cédric MAISSE et Marc HERNOUT ont voté contre. Mme Marion LEPRESLE, MM. Abderrahim ASSIM et Gérard PONCELET se sont abstenus.

ADOPTÉ

 

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Intervention au Conseil d'Amiens-Métropole du 2 octobre 2008

16 Novembre 2008 , Rédigé par Cédric Maisse

Point 58 de l'ordre du jour – Groupe Sup de Co Amiens-Picardie. Convention. Subvention. Années 2008/2010.

Le Conseil approuve la convention de partenariat à intervenir avec le groupe Sup de Co Amiens Picardie pour la période 2008/2010.

Une subvention de 107 477 € est allouée au Groupe Sup de Co au titre de l’année 2008.

INTERVENTIONS :

M. MAISSE Cette question a fait débat à la commission politique de la ville et enseignement supérieur. Je voudrais rendre compte de ces débats et des points importants autour desquels ils ont eu lieu.

Il nous a semblé que la subvention qui est proposée relève d’une compétence optionnelle d’Amiens Métropole. C’était un choix idéologique de Gilles DE ROBIEN de créer l’école supérieure de commerce à Amiens.

M. le Président Elle existait avant.

M. MAISSE En tous cas, nous ne sommes pas obligés de suivre les choix de la précédente majorité. De plus, il me semble qu’une subvention sur une compétence optionnelle ne doit pas servir à financer le fonctionnement. Elle doit surtout être exceptionnelle et correspondre à des besoins précis.

Par ailleurs, nous avons investi 450 000 € dans la mise à disposition de locaux très prestigieux pour cette école. Est-il nécessaire d’accroître notre participation de 100 000 € par an pendant trois ans ? On peut comprendre, du point de vue de
Sup de Co son besoin de davantage de pérennité pour ses financements. Cependant, alors que la subvention a, jusqu’à présent, été votée annuellement,

Les locaux de Sup de Co à Amiens

nous nous engageons avec cette délibération pour trois ans, ce qui me paraît assez gênant.

De plus, nous sommes aujourd’hui dans un contexte particulier. La conseillère de Nicolas SARKOZY, Emmanuelle MIGNON, ne cache pas sa volonté de privatiser l’éducation nationale et donc tout le système public d’éducation. Globalement, ce gouvernement amoindrit les budgets publics et complique sans cesse le travail des fonctionnaires qui ne veulent qu’une chose : remplir leurs missions et servir le public. Dans le cas présent, nous sommes en train de financer l’école privée. Pourtant, Amiens Métropole pourrait contribuer quelque peu à corriger cette politique qui, de plus en plus, étouffe le service public d’éducation.

Enfin, le Conseil Général de la Somme a quand même décidé de ne plus subventionner Sup de Co et l’ESIEE, notamment parce que les étudiants concernés par ces écoles ne sont pas originaires de la Somme et n’y restent pas. Il semble qu’Amiens Métropole soit dans le même cas. En tous cas, le Conseil Général a décidé de transférer les sommes non attribuées à ces deux écoles à l’allocation scolaire destinée aux collégiens, ce qui a permis de doubler cette allocation, passant de 60 à 120 €. Pourquoi ne pas faire la même chose à Amiens Métropole, par exemple diriger cet argent vers les associations qui voient aujourd’hui diminuer les subventions venant de l’Europe et de l’État.

J’aurais bien voulu proposer une solution alternative, par exemple négocier éventuellement un désengagement progressif du financement optionnel de Sup de Co, ce qui permettrait que cette école ne soit pas prise au dépourvu. Les moyens dégagés permettraient de venir en aide, comme je l’ai dit, à des associations en difficulté, notamment l’association APRES qui fait un travail remarquable et rencontre des difficultés de trésorerie qui menacent son existence, ou de prendre d’autres initiatives qui puissent profiter à l’ensemble des Amiénois.

Pour toutes ces raisons, je ne peux pas approuver cette délibération et je voterai donc contre en attendant un débat sur le financement des écoles supérieures privées.

ADOPTÉ

OBSERVATIONS : M. MAISSE et Mme LOEW ont voté contre. M. VASSEUR, Mme ANNOOT, M. BEUVAIN, Mme LEPRESLE, M. TÉTU, Mme THÉROUIN (pouvoir à Mme LEPRESLE), MM. HERNOUT et PONCELET se sont abstenus.

 

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Intervention au conseil municipal du 25 septembre 2008

8 Novembre 2008 , Rédigé par Cédric Maisse

 Point 16 de l'ordre du jour – Ecoles privées placées sous contrat d’association. Forfait communal. Année scolaire 2007 / 2008.

ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ

Le Conseil Municipal décide d’allouer aux écoles privées placées sous contrat d’association un forfait communal d’un montant de 1 545 491,72 € au titre de l’année scolaire 2007/2008.

INTERVENTIONS :

M. TÉTU Le groupe Communiste et Citoyen et le groupe des Élus Verts et Ouverts voteront cette subvention, respectant ainsi, comme l’a dit Mme LEPRESLE, les engagements pris par l’ancienne municipalité auprès des écoles privées.

Néanmoins, en ce qui concerne la subvention pour l’année scolaire en cours, nos groupes sont favorables au retour progressif à l’esprit de la loi qui ne fait aucunement obligation aux communes de subventionner les écoles maternelles privées.

Nous souhaitons par ailleurs que cette partie du budget qui pourrait être ainsi dégagée reste dédiée à nos écoles, principalement pour l’amélioration de l’accueil et pour la réfection des locaux.

M. MAISSE Je voudrais intervenir sur l’article 89. Cet article, plusieurs fois modifié par la droite parlementaire, multiplie les contraintes de financement de l’école privée. Je conteste cette loi rétrograde qui favorise de plus en plus la privatisation de l’enseignement.

De plus, je trouve absurde qu’on nous demande de voter alors que nous sommes obligés d’appliquer la loi.

Pour le moment, je préfère ne pas participer au vote.

Mme LOEW Pour les mêmes raisons que Cédric MAISSE, je ne prendrai pas part au vote.

OBSERVATIONS : Mme Fabienne DEBEAUVAIS (pouvoir à M. Cédric MAISSE), M. Cédric MAISSE et Mme Héléna LOEW n’ont pas pris part au vote.

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Intervention au conseil d'Amiens-Métropole du 3 juillet 2008

8 Novembre 2008 , Rédigé par Cédric Maisse

Point 18 de l'ordre du jour – Action d’animation et de promotion. 5ème répartition

Amiens Métropole accorde des subventions à différentes associations au titre des actions d’animation et de promotion qu’elles réalisent au travers de manifestations.

Dans ce cadre, le Conseil décide d’attribuer la somme de 1 000 € à l’association ISAMIENNE.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ

18 bis – Action d’animation et de promotion. 5ème répartition.
Amiens Métropole accorde des subventions à différentes associations au titre des actions d’animation et de promotion qu’elles réalisent au travers de manifestations.

Dans ce cadre, le Conseil décide d’attribuer la somme de 1 250 € à l’Union Départementale des Organismes de Gestion de l’Enseignement Catholique de la Somme
ADOPTÉ

INTERVENTIONS
 :
M. MAISSE Ma remarque porte sur la subvention accordée à l’Union Départementale des Organismes de Gestion de l’Enseignement Catholique de la Somme. Le projet de cette association est intéressant du point de vue pédagogique puisqu’il s’agit d’unifier les chorales de l’enseignement privé dans le département. De plus, l’organisation d’un concert gratuit s’adresse à tout le monde.

Il me semble néanmoins qu’il y a un petit problème. L’association se fixe en effet comme objectif d’utiliser le chant comme support de réflexion humaine, citoyenne et chrétienne. Le non respect de la laïcité, traduit par cet objectif, me gêne. Avons-nous vocation à financer une action qui relève de la croyance ?

Pour cette raison, je pense m’abstenir sur cette subvention. N’ayant aucune remarque sur les autres subventions, j’aimerais quand même pouvoir les voter. Pouvons-nous séparer le vote ?


M. le Président
Nous avons compris le but de votre intervention et nous en déduisons que, si vous votez différemment de l’approbation, c’est qu’une partie de la délibération vous gêne. Il vous appartient maintenant de choisir votre vote.

M. MAISSE
J’ajoute qu’il serait bon d’avoir un débat sur les critères d’attribution des subventions.

M. le Président
Je suis d’accord avec vous, mais sur ce point uniquement.

M. BEUVAIN Il est important que, sur ce point de l’ordre du jour, le vote que nous allons exprimer ne soit pas sujet à méprise.

Je soutiens quand même la proposition de Cédric MAISSE de dissocier le vote.

M. le Président Nous allons procéder comme vous le proposez

OBSERVATIONS
 : MM. MAISSE Cédric, BEUVAIN Laurent, Mmes LOEW Maria-Héléna, BERGER Françoise, MM. HÉBERT François, PONCELET Gérard et ASSIM Abderrahim se sont abstenus sur le point 18 bis.

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Intervention sur le point 11 de l'ordre du jour du conseil municipal du 26 juin 2008

8 Novembre 2008 , Rédigé par Cédric Maisse

Débat sur le Règlement intérieur du Conseil Municipal.

M. MAISSE Mon intervention porte sur l’article 33 qui prévoit une demi-page pour l’expression des groupes de l’opposition et une demi page pour ceux de la majorité. Je souhaite que le texte soit amendé pour respecter une certaine proportionnalité, en fonction du nombre d’élus de chaque groupe. Nous pourrions également imaginer un autre système et étendre l’expression qui ne serait plus limitée à une page.

Je ne suis pas du tout contre l’expression de l’opposition, au contraire. Il me semble néanmoins que notre majorité de gauche est plurielle et que sa diversité doit pouvoir s’exprimer de façon assez exhaustive pour pouvoir argumenter.

M. le Maire Je suppose que l’opposition va réagir à cette demande d’amendement.

Mme FOURÉ Peut-être pourrions-nous demander à la majorité ou aux groupes majoritaires de répondre d’abord.

M. le Maire Comme vous le savez, j’aime bien les débats par lesquels chacun s’exprime.

Si j’ai bien compris la demande de M. MAISSE, qui n’était pas celle de l’ensemble des groupes de la majorité, la proposition aboutirait à un espace d’expression proportionnel au nombre de membres de chacun des groupes. Ainsi, les membres de la majorité disposeraient de 43/55èmes de la surface d’expression libre tandis que l’opposition aurait 12/55èmes de ladite surface.

Il me semble donc normal, avant d’intervenir, d’écouter l’avis des groupes de l’opposition sur cette proposition de répartition.

Mme FOURÉ Nous pourrions accepter d’avoir une représentation proportionnelle aux suffrages des Amiénois, c’est à dire 56/100èmes pour les groupes de la majorité et 44/100èmes pour ceux de l’opposition. Si on fait de la cuisine et qu’on veuille aller jusque là, pourquoi pas. Aller au-delà me paraît peu raisonnable.

M. MAISSE On peut aussi imaginer que chaque groupe puisse intervenir sur un espace réparti égalitairement entre tous les groupes. Cela renforcerait encore la démocratie.

Je voudrais ajouter que, dans les autres collectivités territoriales, notamment la Région et le Département, c’est ainsi que cela fonctionne.

Je propose la proportionnalité au nombre d’élus car nous sommes quand même dans une démocratie représentative.

M. THOREL Il me semble que trop de démocratie tue la démocratie. [...]

M. LESSARD Je n’ai pas d’objection sur la répartition dans la proportion proposée. On peut néanmoins s’interroger sur la surface totale des moyens d’expression réservés aux élus dans leur ensemble.

Peut-être, dans une version ultérieure et avec les moyens modernes dont nous disposons aujourd’hui, pourrions-nous, tout en gardant la même proportion, étendre cette capacité d’expression.

Je m’en remets à la sagesse de l’assemblée sur ce sujet et à notre capacité à faire évoluer le règlement intérieur qui n’est pas un monument figé. Aujourd’hui, le journal d’expression municipale n’est pas encore mis au point définitivement. Dans les modalités pratiques d’application, il y a donc des possibilités d’évolution. C’est dans ce sens que je souhaiterais que nous conservions ces proportions, sans aller dans des calculs compliqués. C’est la capacité globale d’expression qui mérite d’être étendue.

M. MAISSE J’irai dans le sens de M. LESSARD en retirant mon amendement, en espérant que nous puissions évoluer sur cette question.

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Intervention au conseil municipal du 22 mai 2008

8 Novembre 2008 , Rédigé par Cédric Maisse

Point 31 de l'ordre du jour 
Site de la Citadelle. Université en centre ville. Convention de mise à disposition.


Dans le cadre du plan Univer-cité qui vise à regrouper l’ensemble des facultés en centre ville sur le site de la Citadelle, le Conseil Municipal décide de mettre gratuitement à disposition de l’État le terrain d’emprise et les immeubles du site de la Citadelle.

Il sera pourvu à la signature de la convention entérinant cet accord.

INTERVENTIONS :

M. MAISSE Il s’agit d’un projet ancien qui est très ambitieux. Sa réussite repose non seulement sur sa réalisation matérielle mais aussi sur un volet humain. Cette réussite repose sur la concertation, c’est à dire en associant largement les personnes concernées, tant les étudiants et les professeurs que les habitants du quartier qui vont être concernés par tout cela. Il faudrait en effet rompre avec le passé en associant les personnes touchées par le projet.

Mon intervention porte également sur un volet historique et sur l’identité de la ville. La Citadelle comporte trois portes et des écuries datant du XVIème siècle. Dans la réalisation future du projet, il faudra porter attention à ces monuments, en tous cas plus que par le passé.

M. le Maire Nous sommes tous sensibles à l’intérêt du site et sa préservation et nous pouvons compter sur les responsables des services de l’État qui ont cette obligation.

A propos de la concertation, je crois d’une part qu’il appartient à l’université elle-même de s’exprimer. Elle l’a fait plusieurs fois dans des débats internes. D’autre part et en ce qui nous concerne, je ne doute pas, M. MAISSE, que vous serez, au sein de la majorité, tous unanimement soucieux de la concertation la plus large dans cette ville.

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