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Le blog de Cédric Maisse
Articles récents

L'aveuglement significatif du Courrier Picard à mon propos

15 Mars 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

Aujourd'hui, le Courrier picard s'est livré à l'exercice de la prospective à propos des élections municipales à Amiens. Tout le monde est cité sauf moi. J'ai tout de même fait, avec l'ensemble de la liste "L'Aube nouvelle : Amiens combat l'austérité"  8,9 % aux élections municipales précédentes. Nous avons été présents dans 7 cantons amiénois aux élections départementales de 2015. Et, plus récemment, avec la France insoumise, je suis allé au deuxième tour des élections législatives pour faire le score remarqué de 40 % au deuxième tour sur Amiens !

Ces faits, ces simples faits, le Courrier picard ne les mentionne pas. Il s'agit de se demander pourquoi. On ne peut pas dire qu'il passe sous silence notre activité politique sur Amiens. Récemment il a rapporté notre action pour garantir un magasin de proximité dans le quartier Saint-Maurice. Donc pourquoi ?

J'ai profité de la présence d'un journaliste de ce quotidien régional pour lui poser la question. il l'a très mal pris ! J'étais étonné. 

" Je ne suis pas responsable de cela, me répond-il agacé. Je viens juste faire un article sur la manifestation des retraités.

- Mais vous représentez ici le Courrier picard.

- Non, moi je suis seul responsable des articles que je signe. Pour le reste, il faut voir avec le rédacteur Alexandre Boudard."

J'ai compris qu'on ne pouvait pas discuter, par exemple, pour lui expliquer les faits exposés ci-dessus. Quant à Alexandre Boudard, il m'a attaqué à plusieurs reprises sur Twitter avec une telle mesquinerie que je l'ai banni de mon compte. Je n'ai jamais rencontré une telle hostilité de la part d'un journaliste sur Amiens.

Mais il ne s'agit pas de réduire cela à une histoire de personnes. Quel est le but politique du silence fait sur mon nom ? Nationalement on voit très bien que la presse fait tout pour mettre en valeur toutes les oppositions à Emmanuel Macron en dehors de la France insoumise. Le but est de parcelliser les oppositions pour les affaiblir tout en cherchant à amoindrir le poids de celle qui en est le noyau dur : la France insoumise (par exemple en opposant F. Ruffin à JL Mélenchon). Le Courrier picard, qui appartient au groupe Rossel, adopte cette stratégie nationale pour l'appliquer à Amiens. S'il y a d'autres explications ou compléments à apporter à ce point aveugle me concernant dans cet article, je suis preneur...

Donc, politiquement, on peut parier que la ligne éditoriale du Courrier picard sera donc la même que celle pour les élections législatives : EN MARCHE ! 

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L'Aube nouvelle vient au-devant des élus d'Amiens

8 Mars 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

Aujourd'hui, 8 mars 2018, une délégation du journal communiste amiénois est venue à la porte de la mairie pour distribuer un supplément de son journal demandant aux conseillers et à Madame la maire de s'intéresser à la pérennisation d'un commerce de proximité dans le quartier Saint-Maurice. Nous avons pu discuter avec certains d'entre eux, d'autres nous ont évités... Mais Alain Gest s'est distingué entre tous :

"- Quoi ! s'est-il exclamé, les communistes défendent le grand capital maintenant ?!"

Il faisait des grands gestes et répétait avec une satisfaction surjouée sa trouvaille. Nous avons tenté de lui expliquer que ce n'était pas Carrefour qui était en jeu en tant que groupe capitaliste mais bien les emplois (4500 suppressions annoncées) et la nécessité d'un commerce de proximité pour les gens du quartier, notamment ceux qui n'ont pas de voitures ou qui ont des difficultés à se déplacer comme les personnes âgées. 

Nous avons demandé aussi que la Mairie envisage de donner un nom de rue à une femme dénommé Renée Lafont, journaliste anti-fasciste des années 1930.

 

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Une rue Renée Lafont à Amiens

5 Mars 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

Journée internationale des droits des femmes

Renée Lafont avait la passion de l’Espagne. Née à Amiens en 1877, elle fut d’abord romancière et traductrice, avant d’être journaliste au Populaire dirigé par Léon Blum. En juillet 1936, quand les fascistes de Franco font un coup d’état contre le Front populaire qui a gagné les élections de février dans la jeune république espagnole, elle part à Madrid couvrir la guerre qui commence.

Le 29 août 1936, elle est arrêtée par les troupes franquistes qui la fusilleront le 1er septembre. Cela fait d’elle la première femme journaliste tuée dans l’exercice de son métier. Sa dépouille a été enterrée dans une fosse commune au cimetière de La Salud, aux côtés de plus de 2000 victimes républicaines des tueries fascistes.

Une pétition demande actuellement au président Macron que son corps soit exhumé et que ses restes, après identification, soient rapatriés en France.

82 ans après, ce serait enfin un acte de justice et réparation, un hommage à cette Amiénoise, symbole de la liberté d’expression et du droit d’informer, à un moment où les idées d’extrême-droite qui ont provoqué cet assassinat trouvent à nouveau un écho en Europe. C’est pourquoi l’ « Aube nouvelle » demande que la ville d’Amiens s’associe à cet hommage en lui donnant le nom d’une de ses rues.

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Mon commerce, j'y tiens

27 Février 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

Mon commerce, j'y tiens

Mme Fouré, maire d'Amiens,

doit intervenir pour le maintien d'un commerce rue de l'abbé Hénocque !

 

Vendredi 23 février, l'équipe de l'Aube nouvelle a recueilli 67 signatures en 1 heure devant le Carrefour Contact du quartier Saint-Maurice. Ce n'est qu'un début. Un porte-à-porte sera organisé vendredi 2 mars à 17 H 30 et partira du magasin lui-même...

Avec près d’un milliard d’euros de bénéfices en 2016, Carrefour se porte bien. Pourtant, il veut supprimer en France 4500 emplois et fermer 273 magasins, dont le Carrefour Contact Marché de la rue de l’abbé Hénocque à Amiens.

Pour l’Aube nouvelle, il n’est pas question d’accepter cette logique financière et de laisser les commerces et services de proximité disparaître de nos quartiers populaires, jugés moins rentables par les grands groupes de la distribution qui ne voient que leurs profits.

Notre ville a déjà connu en 2012 la fermeture à Étouvie du supermarché Simply Market (groupe Auchan) qui, 6 ans plus tard, n’a toujours pas été remplacé.

C’est pourquoi il faut à tout prix maintenir le commerce de la rue Hénocque, quelle qu’en soit l’enseigne ! Et puisque la direction de Carrefour a informé les communes concernées de la mise en vente de ses magasins, Madame le maire d’Amiens doit appuyer cette démarche. C’est ce que lui demandent les centaines d’habitants du quartier qui ont signé la pétition en ce sens proposée par l’Aube nouvelle.

Les intérêts des citoyens doivent passer avant ceux des actionnaires.

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Quand la fausse gauche veut faire croire qu'elle s'oppose...

21 Janvier 2018 , Rédigé par Cédric Maisse

Dans le Courrier picard de ce dimanche 21 janvier, des élus municipaux osent se présenter comme l'opposition amiénoise à la politique d'austérité de la mairie de droite. Il s'agit de Marion Lepresle, ancienne écologiste, et de Laurent Beuvain, du PCF. Il est nécessaire de rappeler que ces deux élus, sous la mandature du PS Gilles Demailly, ont voté TOUTES les augmentations de tarifs qu'ils contestent aujourd'hui c'est-à-dire les hausses des tarifs des bus, du prix de l'eau, des entrées à la piscine et à la patinoire... Ils ont même accepté la privatisation des bus ! Quand j'étais conseiller municipal, jamais ils ne m'ont soutenu quand je votais contre, au contraire.

Que peut-on penser de cela ?

Auraient-ils changé d'avis ? Après tout, on pourrait penser qu'ils se rendent compte aujourd'hui des méfaits de cette politique pour le bien-être de la population. On peut légitimement douter de leur sincérité. En effet, ils tenaient le même discours quand ils s'opposaient à la droite quand elle gérait la mairie sous Gilles de Robien avant 2008 ! Une fois élus, ils n'ont manifesté que morgue et mépris face aux Amiénois qui espéraient la mise en œuvre de la politique sociale qu'ils avaient promise. Aujourd'hui encore, ils ne s'opposent (et pas tous d'ailleurs...) que timidement au stationnement résidentiel payant qu'ils soutenaient du temps où ils étaient dans la majorité.

En réalité, ils ne s'opposent pas à la mairie actuelle pour développer réellement Amiens mais veulent juste préparer leur éventuel retour aux affaires. Ce n'est donc qu'une posture politicienne. Il s'agit à présent de tourner la page et de construire une vraie gauche avec la France insoumise.

Cédric Maisse,

ancien conseiller municipal communiste,

candidat de la France insoumise dans la 2ème circonscription de la Somme en 2017

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Lettre laissée sans réponse par Madame le Maire d'Amiens suite à notre rencontre avec les habitants qu quartier Gare-la-Vallée

26 Décembre 2017 , Rédigé par Cédric Maisse

Le vendredi 3 novembre 2017, l'équipe de l'Aube nouvelle a organisé une rencontre avec les habitants du quartier Gare-la-Vallée. À l'issue de ce rendez-vous, nous avons décidé de rédiger une lettre pour demander un rendez-vous à Madame le Maire d'Amiens. Cette demande est datée du 5 décembre 2017. Nous n'avons eu aucune réponse. Pourtant le quartier Gare-la-Vallée est en pleine mutation, ses habitants ont de nombreuses questions et propositions à faire à la mairie. 

Pourquoi la mairie ne veut-elle pas écouter les Amiénois ? Sinon parce qu'elle n'a aucune réponse à donner. Elle décide seule....

Amiens, le 5 décembre 2017

Madame le Maire,

L'équipe de l'Aube nouvelle est allée à la rencontre des habitants du quartier gare-la-Vallée le 3 novembre dernier. Comme vous le savez, ce quartier est en pleine mutation. Les riverains ont donc des questions et demandes qu'ils ont bien voulu nous communiquer pour que nous attirions votre attention à leur sujet. En voici les principales :

- Les rues ne sont globalement pas entretenues, elles sont sales et usées. Les passages piétons s'effacent (par exemple dans la rue Legrand d'Aussy). Au coin de la rue Legrand d’Aussy et de la rue de la Vallée se forme une sorte de décharge sauvage. Cet endroit a aussi besoin d’être mieux éclairé, notamment le chemin menant aux voies de chemin de fer. Dans la rue de Verdun, les voitures roulent trop vite. Un ralentisseur permettrait peut-être de réguler cette vitesse. De plus les poids lourds passent même de nuit ce qui occasionne des nuisances sonores. Ces camions de l'entreprise Sergeant abîment la chaussée, or c'est le contribuable qui paie les réparations. Dans la rue Masclef, l'entreprise Vinci a disposé des barrières pour faire des travaux mais cela a entraîné des amendes (135 euros) pour des riverains qui ne trouvaient, de fait, pas de place pour garer leur voiture, ce qui n'est pas très juste au vu du caractère inhabituel de la rue.

- En ce qui concerne le stationnement, les problèmes demeurent. On dénombre au maximum 4 places de stationnement pour tout l'immeuble « Appart city », ce qui est bien loin de répondre aux besoins. La prochaine cité administrative va nécessiter de trouver des places, et le projet d’en louer 350 dans le parking souterrain à proximité ne résoudra pas tous les problèmes étant donné qu’on y attend près d’un millier de personnes. De plus, le bus (ligne N7) est bien souvent trop plein quand il passe rue de Verdun. Or c'est en développant les transports alternatifs à l'automobile que l'on parviendra à régler le problème du stationnement et ce n'est pas en faisant payer les riverains.

- Les habitants s'inquiètent du fait que leur quartier devienne une sorte de cité dortoir axée sur l'accueil des étudiants (avec achat de maisons amiénoises afin d'être découpées en studios) et sur l'activité tertiaire. Le découpage de maisons entraîne l'augmentation du nombre de voitures dans le quartier. Il y aura donc plus de macarons vendus que de places de stationnement !

- Enfin, les habitants demandent à ce qu'il y ait plus de place pour la vie sociale à commencer par une salle municipale dans le quartier. Ils demandent également que la crèche en projet en lien avec la nouvelle cité administrative leur soit ouverte. Cela demande que la mairie soit partie prenante du projet.

    À l'issue de cette rencontre, nous avons eu, collectivement, l'idée de solliciter auprès de vous une rencontre sur tous ces sujets en présence de riverains.

    Nous vous prions, Madame le Maire, de bien vouloir agréer nos respectueuses salutations en souhaitant que notre demande de rendez-vous recevra une réponse positive car il s'agit de l'avenir de tout un quartier qui subit de multiples transformations.

    Pour l'Aube nouvelle

    Cédric Maisse

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    Contre la hausse des tarifs, en avant pour la gratuité des bus !

    16 Décembre 2017 , Rédigé par Cédric Maisse

    le 1er juillet 2016, la droite municipale avait augmenté le tarif des bus de 1,20 à 1.30 € soit une augmentation de 8,33 %, bien plus que l’inflation officielle ! 
    Mais ce n’était pas assez !
    le 1er janvier 2018, le ticket va passer de 1,30 à 1,40 € soit + 7,7 %
    Et le 1er juillet 2019, encore une augmentation, le ticket sera à 1,50 € soit +  7,1 %
    Donc, en 3 années seulement, les usagers auront dû encaisser une hausse totale de  25 %.
    C’est inadmissible.
    La droite ne s’arrête pas là. Elle supprime toute gratuité pour établir des réductions en fonction du quotient familial. Combien de personnes vont-elles être payées juste pour vérifier des papiers justificatifs ?
    Amiens-Métropole finance à 85 % le fonctionnement des réseaux de bus. Il est absurde de s’acharner plus longtemps à vouloir extorquer toujours plus d’argent aux usagers. Il faut payer pour rémunérer les actionnaires de Keolis au détriment de la qualité des dessertes et de la bonne organisation du réseau. 
    Rappelons-le, pendant la campagne des élections municipales, en 2014, la droite avait écrit dans son programme : «la gratuité partielle ou totale des transports en commun sera envisagée si les finances nous le permettent. Elle pourra être appliquée pour doper la fréquentation dans les bus.» Si elle est honnête, elle doit bien admettre que la fréquentation va baisser si les tarifs augmentent !
    Rien ne justifie une augmentation, car même la qualité du service des bus ne s’améliore pas...
    La solution, c’est de rendre gratuits les bus comme c’est déjà le cas dans 30 villes françaises et de mettre fin à leur privatisation en les reprenant en régie directe.

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    Sous prétexte de fêtes, la vidéosurveillance collective arrive à Amiens

    10 Décembre 2017 , Rédigé par Cédric Maisse

    Sous prétexte de fêtes de fin d'année, la mairie d'Amiens a installé une caméra sur le bâtiment de l'hôtel de ville qui transmet en direct des images de la place et de la patinoire. Chacun peut aller voir les images sur internet. Peut-on encore avoir une vie privée si n'importe qui peut voir ce que l'on fait ? Il n'y a qu'un pas pour parvenir à une surveillance généralisée de tous par tous.

    En 1996,  le réalisateur Jérôme Scemla avait conçu un faux documentaire pour nous alerter : la police de Reykjavik était censée avoir lancé une chaîne de télévision qui retransmet 24 heures sur 24 les images de deux cents caméras de surveillance. Cette chaîne, baptisée HumaniTV, battait tous les records d'audimat. Elle défiait la morale et la liberté individuelle à chaque instant (http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/7392_1).

    Donc on commence par une caméra et, ensuite, on peut avoir la tentation de mettre à disposition de chacun toutes les caméras de surveillance. N'oublions pas que l'actuel président d'Amiens-Métropole, Alain Gest (LR), était partisan de créer une brigade cynophile pour "assurer"la sécurité dans les rues de notre ville. 

    Nous demandons, par conséquent, l'arrêt de cette retransmission en direct sur internet ou, tout au moins, savoir si le dispositif est seulement temporaire pour le temps des festivités. Cette question de la liberté individuelle n'est pas un détail et ne peut se résumer à une simple volonté de donner envie à chacun de venir en ville pour participer aux animations de fin d'année. On pourrait plutôt voir cela comme une volonté politique de nous habituer à examiner ce que peuvent bien faire nos concitoyens en ville...

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    Contre l'extension du stationnement résidentiel payant dans les quartiers Saint-Maurice et Saint-Pierre

    15 Septembre 2017 , Rédigé par Cédric Maisse

    La délibération proposée ce jeudi 14 septembre au conseil municipal ajoute de l’irrationnel à l’irrationnel. En effet, ce n’est pas parce que les riverains vont payer un macaron qu’il y aura plus de places de stationnement. Tout cela a été dit et affirmé à travers des centaines de signatures s’opposant à la mise en place du stationnement résidentiel payant. La mairie n’en tient pas compte ! 
    Au contraire elle fait valoir le fait que l’université va ouvrir à la citadelle, ce qui entraînera l’arrivée de nombreuses autres voitures dans ces quartiers. Dans ce cas pourquoi imposer le stationnement résidentiel payant au quartier Saint-Maurice un an avant celui de Saint-Pierre. Où est la logique ?  Pourquoi traiter de manière différente deux quartiers pour un même problème ? 
    La collectivité devrait créer des liens entre les quartiers. Là, c’est le contraire... Déjà qu’elle a tendance à opposer les riverains aux étudiants...
    La taxation de l’espace public vient tout simplement de la volonté de remplir les caisses. Elle ne peut pas se justifier tant qu’il n’y aura pas de places en plus et tant qu’il n’y aura pas d’alternatives valables à la voiture individuelle ! 
    Sur ces dossiers, la mairie a du retard. Elle a manifesté peu d’intérêt pour le vélo et ne veut absolument pas développer le bus en le rendant gratuit. Elle préfère se lancer dans de grands travaux qu’elle peine à expliquer et justifier...

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    Un débat sur un plateau pour Barbara Pompili

    15 Juin 2017 , Rédigé par Cédric Maisse

    En début de semaine, nous avons demandé à toute force un débat. En effet, Barbara Pompili avait dépêché sa suppléante à celui organisé par France bleu Picardie. En outre, dans plusieurs départements, nombre de candidats d' « En marche » ne voulait pas se risquer à cet exercice. C'est déjà une victoire que de l'avoir obtenu.

    Seulement le thème principal choisi en toute "indépendance" par la rédaction de France 3 Picardie permettait à Barbara Pompili de faire un beau tour de passe-passe. Son objectif était de faire oublier qu'elle était au service de Macron pour revenir à ce qui fait son identité : la couleur verte.

    Attention, je ne dis pas qu'il y a eu entente. Ce serait trop visible et maladroit. Il suffit juste d'aller au devant des désirs d'un membre du gouvernement. La neutralité des médias, surtout ceux qui ont le plus d'audience, est un mythe. Il y a un consensus pour critiquer l'ancienne chaîne d'Etat, l'ORTF , mais c'est pour mieux désamorcer les critiques présentes.

    Décomposons le débat. Les deux tiers du temps ont été consacrés aux questions d'environnement. Barbara Pompili déroulait son discours en souriant. Elle a dû en faire beaucoup des stages en « media training » à l'américaine ! Par exemple, ce truc de sourire pour donner une belle image et évacuer le stress... Je ne suis évidemment pas sur ce registre. J'étais fatigué. La rédaction de France 3 a procédé de manière à TOUJOURS me faire répondre en premier aux questions. Cela offrait à mon adversaire l'occasion de reprendre à son compte mon discours et de le corriger à sa façon. C'était systématique. Cela allait très vite et, à la fin, j'ai éprouvé une grande lassitude. Impossible de déployer son propre discours. Je me trouvais de plus en plus enfermé.

    Imaginons l'inverse. Imaginons que le thème soit par exemple l'éducation dont on n'a trop peu parlé pendant toutes des élections. La journaliste aurait d'abord posé des questions à Barbara Pompili, puis j'aurais pris ensuite la parole. Tout est clair. J'aurais eu un rôle dominant.

    J'ai téléphoné le matin précédant le débat à la rédaction de France 3 Picardie pour tenter de le rééquilibrer. Peine perdue. Ils ont choisi en toute indépendance. Quand j'ai affirmé que cela avantageait Madame Pompili, j'ai eu une réponse scandalisée comme quoi je n'avais pas le droit de dire cela... Pourtant, au quotidien, on constate bien que les syndicalistes ont toujours la parole en dernier et très brièvement (et parfois pas dut tout). Lors de grèves, France 3 privilégie toujours les paroles d'usagers en colère, ce qui lui permet de ne pas expliquer les RAISONS de cette grève et de tenter de la rendre impopulaire.

    Dans ce terrain miné, j'a tout fait pour exposer nos propositions principales. C'est grâce aux électeurs que nous avons eu ce moment d'exposition exceptionnel. Et il nous faut absolument des députés de la France insoumise afin d'avoir à l'assemblée des relais pour nos luttes futures, notamment contre la casse annoncée du code du travail...

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