Une rue Renée Lafont à Amiens
Journée internationale des droits des femmes
Renée Lafont avait la passion de l’Espagne. Née à Amiens en 1877, elle fut d’abord romancière et traductrice, avant d’être journaliste au Populaire dirigé par Léon Blum. En juillet 1936, quand les fascistes de Franco font un coup d’état contre le Front populaire qui a gagné les élections de février dans la jeune république espagnole, elle part à Madrid couvrir la guerre qui commence.
Le 29 août 1936, elle est arrêtée par les troupes franquistes qui la fusilleront le 1er septembre. Cela fait d’elle la première femme journaliste tuée dans l’exercice de son métier. Sa dépouille a été enterrée dans une fosse commune au cimetière de La Salud, aux côtés de plus de 2000 victimes républicaines des tueries fascistes.
Une pétition demande actuellement au président Macron que son corps soit exhumé et que ses restes, après identification, soient rapatriés en France.
82 ans après, ce serait enfin un acte de justice et réparation, un hommage à cette Amiénoise, symbole de la liberté d’expression et du droit d’informer, à un moment où les idées d’extrême-droite qui ont provoqué cet assassinat trouvent à nouveau un écho en Europe. C’est pourquoi l’ « Aube nouvelle » demande que la ville d’Amiens s’associe à cet hommage en lui donnant le nom d’une de ses rues.