À Amiens, le plan vélo, c'est la répression !
Ce matin, alors que je remontais à vélo la rue des otages pour aller dans la rue saint Fuscien, un policier, juché sur son VTT, m'arrête pour me demander mes papiers.
« - Pourquoi ? lui ai-je demandé.
- Vous avez grillé un feu.
- Quoi ? Vous vous en prenez au vélo maintenant. Les automobilistes ne vous suffisent pas. L'État a tant besoin d'argent ! Rien n'est prévu pour la circulation dans cette ville. Pas de pistes cyclables, rien. Nous ne sommes pas des véhicules comme les autres.
- Si, au regard de la loi. »
Voilà donc, 135 euros d'amende alors que l'État affirme qu'il veut mettre en place un plan vélo pour encourager ce mode de transport écologique ! Il ne connaît que la répression.
Je vais même aller plus loin. Pourquoi, soudainement, deux policiers à vélo sont apparus en ce mois de septembre ? Alain Gest, président d'Amiens-Métropole, a dû demander à la Préfecture de faire des contrôles sur les vélos. Il a une vision tellement négative du transport à vélo qu'il ne perçoit ce mode de déplacement que comme une nuisance ! En plus, les cyclistes osent manifester contre son inertie, voire son hostilité !
C'est quand même inadmissible, alors que les rues sont en pleins travaux que l'on verbalise. En bas de la rue saint Fuscien, l'îlot central est constitué de plots en plastique ! On ne sait pas qui peut faire quoi ! Les incidents de circulation se multiplient à cause de la multiplication désordonnée des chantiers. Et on fait payer les usagers !