Pourquoi G. Demailly a-t-il interrompu son dernier séminaire d'Amiens-Métropole ?
1) Ce mardi 2 juillet, en début d'après-midi, G. Demailly, président d'Amiens-Métropole, se lève pour lancer à l'assemblée des délégués encore présents : « Nous présentons des documents chiffrés sur le budget 2014. Nous voulons débattre librement sans qu'il y ait de tweets qui retranscrivent en direct ce que nous disons. Cela fait 24 heures que cela dure. J'arrête ce séminaire immédiatement. » C'est vrai, j'ai écrit quelques tweets pour passer le temps. Des débats ? Il n'y en avait aucun, tout était verrouillé. Les interventions se réduisaient à des exposés sur la Région (lundi après-midi) ou le Département (mardi matin) présentés par des techniciens et non des élus de ces collectivités. À quelques mois des élections municipales, c'était hors-sujet.
2) G. Demailly n'a aucun humour. C'est un mandarin, un agélaste dirait Rabelais.
3) G. Demailly a soudainement compris que l'idée de faire un séminaire juste pour faire croire qu'il maîtrise encore les événements était vaine. À la place, il aurait dû préparer son bilan avec les élus présents mais comme il a toujours tout décidé seul dans son coin, c'était un exercice impossible à faire.
4) Il y avait très peu de délégués d'Amiens. G. Demailly a donc pris conscience que l'on ne respectait plus son statut de chef de la majorité. À quoi bon poursuivre un séminaire qui ne sert à rien ?
5) Il voulait peut-être rentrer plus tôt chez lui comme la grande majorité des quelques délégués encore présents en ce début de mardi après-midi.
6) Il ne voulait pas passer des heures sur un budget 2014 qu'il ne mettra pas en œuvre.
7) Il a oublié tous ses discours sur le "devoir de critique", la démocratie participative et la nécessité d'une gestion transparente de la collectivité.
Mes quelques gazouillis (= les tweets) et ceux de M.-H. Loew n'ont révélé, avec légèreté, que la réalité de la situation.