Sur l'état de la piscine VALLEREY
Avant d'alerter la presse, j'ai expédié cette lettre àGilles Demailly à laquelle il n'a pas jugé bon de répondre :
Monsieur Gilles DEMAILLY
Président d’Amiens Métropole
Objet : Insécurité Piscine VALLEREY-
Nos réf : CM
Amiens, le 11 mars 2013
Monsieur le Président,
La semaine dernière, on m’a fait part d’informations inquiétantes à propos de la piscine Vallerey.
Une expertise a été réalisée en 2002. Elle montrait que le bassin était à refaire en raison de l’usure du béton. Rien n’a été fait car le coût de la réfection équivaut à celui d’une piscine neuve. Comme votre prédécesseur, vous avez estimé que cela coûtait trop cher que de programmer des travaux.
Seulement, il en va de la sécurité des usagers. En effet, le béton est très fragile à l’endroit le plus profond du bassin du fait des plus fortes pressions à cet endroit (vous êtes un scientifique, je ne vous apprends rien à ce sujet…). Par conséquent, si la structure cède, il y aura un effet de siphon qui risque d’entraîner des nageurs vers le fond et de les y coller, d’où un risque de noyade. Mais ce n’est pas tout, car, au sous-sol, sous le bassin, il y a la chaufferie. Si l’eau s’engouffre à cet endroit, le brusque refroidissement peut causer l’explosion de l’équipement. Votre responsabilité est directement engagée. Une nouvelle expertise est, parait-il en cours. Pouvez-vous m’informer à ce propos ?
D’autre part, je voudrais savoir ce que vous avez prévu pour l’avenir de cette piscine. Pour les raisons susdites, vous serez peut-être contraint de la fermer de manière administrative. N’auriez-vous pas planifié la dégradation de cette piscine pour faire des économies budgétaires ? Peut-on se passer d’un tel équipement à Amiens ?
Comme vous avez pris la mauvaise habitude de ne pas répondre aux demandes d’un de vos élus les plus impliqués dans la vie collective, je préfère vous prévenir. En l’absence de réponse claire et précise, je me verrais malheureusement contraint de vous poser une question orale au prochain Conseil d’Amiens Métropole et d’en faire état dans la presse. Il en va de ma responsabilité d’élu.
En attendant votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes plus défiantes salutations.