Sur le droit de retrait des salariés de la CFT et les rencontres avec les journalistes de l'audio-visuel
Les actes d'agression à l'égard des chauffeurs de bus se font de plus en plus fréquents depuis le mois de mars. Ceux-ci réclament d'abord qu'on les écoute. Ils demandent également que tous les moyens soient mis en place par la CFT et Amiens-Métropole pour faire de la prévention et qu'il y ait du personnel dans les bus pour dissuader ceux qui veulent entretenir l'insécurité dans les bus au détriment de l'ensemble des usagers.
D'autre part Amiens-Métropole doit faire en sorte de rendre le service des transports en commun plus efficace afin que notre collectivité réponde aux besoins de la population, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
J'ai assisté à la rencontre entre les salariés de la CFT et Thierry Bonté, vice-président aux transports d'Amiens-Métropole. Il les a bien écoutés mais il renvoie l'essentiel de la responsabilité sur la CFT, le délégataire, qui, lui, renvoie sur Amiens-Métropole. Quelque peu énervé par les demandes pressantes des salariés, Th. Bonté s'en est pris à moi en affirmant "que Cédric Maisse est aux côtés des salariés simplement pour faire sa campagne électorale". Cette brusque charge n'a pas été comprise des chauffeurs présents qui ne parlent pas politique mais conditions de travail. J'étais d'ailleurs là pour remplir mon mandat d'élu municipal délégué à la métropole qui veut comprendre ce mouvement social et qui va émettre des votes concernant le transport public amiénois.
Après le départ de Th. Bonté, arrive France 3 Picardie. L'équipe présente a demandé s'il y avait des élus représentant Amiens-Métropole. Je m'avance en disant :
"- Oui, moi.
- Qui êtes-vous ? me demande
Yolande Malgras, journaliste à France 3, je ne vous connais pas.
- Je suis Cédric Maisse, élu municipal délégué à Amiens-Métropole."
Lit-elle le Courrier Picard ? S'intéresse-t-elle à la vie municipale ? Sait-elle que j'interviens régulièrement en conseil ? On ne le dirait pas. Elle me confie ensuite qu'elle est ennuyée car elle ne peut interroger Th. Bonté qui est aussi journaliste à France 3 Picardie : il est à la fois vice-président et journaliste. Il y a là un problème : Th. Bonté pourrait à la limite s'interviewer lui-même (en remarque, ce serait plus net...). En tout cas, j'avais des choses à dire concernant la politique de G. Demailly sur les bus. Un chauffeur demande à ce que la journaliste m'interroge. Je le demande aussi. Aucune réponse. Un refus silencieux. Est-ce parce qu'il ne faut pas déplaire à Th. Bonté ou est-ce parce que je suis communiste ? Ou les deux... Au moins, je propose à la journaliste de prendre le numéro 9 de l'Aube nouvelle dans lequel j'ai fait une interview de Toufik Halaimia, le délégué CGT élu au CE. Nouveau refus. Cela ne l'intéresse pas. C'est tout simplement du mépris. Je ne représente rien à ses yeux, ni en tant qu'élu, ni en tant que rédacteur d'un trimestriel local. Les journalistes ne sont-ils pas censés rendre compte de la réalité du terrain ? Ou d'avoir un peu de curiosité sur le sujet qu'ils traitent ? Non, en réalité, madame Malgras avait déjà en tête ce qu'elle allait dire et mon propos n'allait pas dans le sens qu'elle voulait. Gageons que si j'avais été dans l'opposition de droite à la présente municipalité, elle m'aurait interrogé...
Ensuite arrive France bleu Picardie. Le journaliste accepte tout de même de prendre mon journal mais ne fait pas preuve de plus de curiosité à mon égard. Il ne cherche pas vraiment à savoir qui je suis et ce que je fais là. Je dois faire partie du mobilier urbain.
Il est donc plus que jamais nécessaire que l'Aube nouvelle paraisse pour donner son mince filet d'informations alternatives sur Amiens...